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24.09.2007

Légéreté

Chaque midi, je profite du dédale des haies de buis du Jardin des Plantes.

Je préfère y entrer par la rue Lacépède, c'est plus calme, moins clinquant et plusieurs chemins s'offrent à nous, comme si nous avions donné rendez-vous à la vie.

A gauche, une allée droite clairsemée, facile. Comme ce nouveau contrat.
A droite un chemin, plus sinueux, plus sombre. Comme cet ancien contrat.

J'opte finalement pour une diagonale entre ces deux sentiers. Droite mais ombragée, fréquentée mais tranquille. Comme si c'était une déviation.

Autour d'un Cèdre du Liban sur une esplanade surplombant une jolie pelouse, je m'assois et observe les gens qui passent.

Des amoureux, des étudiants, une grand-mère et sa petite-fille, et là un garde forestier sur son vélo.

Des pigeons entourent les valises nombreuses et plastifiées d'un vieux monsieur. Il joue de la flûte.

On s'arrête devant lui, on regarde, on chuchote et on reprend son chemin.

Il sourit, il se lève doucement, reprend ses valises et quitte ce chemin poussiéreux.

J'aurais tant voulu le prendre en photo.

Le regardant partir, j'ai soudain levé les yeux et vu ces branches d'arbres qui semblaient vouloir attraper ou éviter le soleil.

Et je me suis dit qu'il était temps moi aussi que je reprenne cette allée.

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14:49 Publié dans Humeur | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note

13.09.2007

Ou comment j'admire Le Louvre la nuit

Il est 22h45.
Peut-être plus, peut-être moins et je n'ai pas encore envie de rentrer.

Il fait nuit depuis longtemps déjà, les jours ne sont plus aussi longs.
Un peu de vent, quelques voitures, plusieurs vélos sur l'avenue de l'Opéra. Des passants flânent, et ici au creux de l'entrée d'un immeuble cossu, un vieux monsieur allongé sur des cartons écoutant une vieille radio.

La nuit est noire, mais elle invite à la rejoindre.

Près de la Comédie Française, l'eau des fontaines chuchotent doucement comme ses deux amoureux errant sous les colonnes. Là où règne le buste de Molière.

Au début de la rue Saint Honoré, il y a cette fenêtre en bois blanc. Elle vient d'être vernie. A l'intérieur, un rideau de brocart vert amande qui touche un néon malicieusement tordu pour former le mot "café". A cette heure, ce ne serait vraiment pas raisonnable, mais je n'ai pas envie de dormir.

A droite, derrière la Place, s'élève Le Louvre. Forteresse, Palais, Musée.
Les lampadaires s'alignent et brillent. Les façades dorées de lumière se reflètent dans l'eau des bassins tandis qu'une légère brise souffle et s'engouffre dans les colonnades du Passage Richelieu.

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Un violoniste s'accorde puis s'essaie à quelques partitions. Il joue avec les notes comme avec son ombre.
Coincé entre deux piliers, les notes glissent comme les perles sur un fil.

La musique est finie. Il est temps de rentrer.

Demain sera un autre jour.

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12.09.2007

A la rencontre de Notre-Dame

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Et voilà à quoi je passe ces derniers jours...

14:50 Publié dans Humeur | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

10.09.2007

Reflets

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Le soleil se reflète dans la serre du Jardin des Plantes. Il annonce peut-être un changement, peut-être des retrouvailles, peut-être la fin d'un joli WE !

Après avoir parcouru toutes les boutiques de mariage des XI et XVIII arrondissements, bu un très bon verre de vin blanc à deux pas du Festi'Jazz, retrouvé une complicité qu'on croyait perdue, se sentir entourée, le WE s'est fini sur une jolie ballade le long des quais.

Le soleil était là en concurrence avec un vent frais pareil à celui qui souffle le matin, et l'espoir l'accompagnait.

L'espoir de pouvoir commencer autre chose et de retrouver des personnes qu'on croyait perdues.

11:28 Publié dans Humeur | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

04.09.2007

Où comment j'apprends que je suis bien licenciée

Episode 2...

"Oui, vous êtes bien licenciée? Vous en doutiez?"
Bah oui, un peu, mon bon Monsieur, parce que je n'ai pas reçu de recommandé notifiant votre décision et que vous ne voulez pas raccourcir mon préavis...
Et c'est là que j'apprends que c'est un oubli malheureux, un acte manqué... Mais c'est parce que je ne veux pas que vous nous quittiez, c'est mon inconscient.
A trop lire Freud, il en oublie presque ces responsabilités...

Enfin, bref, l'orage est passé. Je ne démissionne pas, je m'en vais la tête haute et avec l'estime et la considération de mes collaborateurs. Pour une pas-encore-trentenaire, je trouve que c'est déjà bien.

Pour la petite histoire, c'est moi qui ai envoyé mon recommandé...

Pour la seconde petite histoire, il est bon de savoir qu'une procédure de licenciement peut être interrompue à n'importe quel moment, que si la décision annoncée lors de votre entretien n'est pas validée par un recommandé la procédure est caduque. Vous pouvez effectivement démissionner mais dans le cas présent, le mieux que vous ayez à faire et de négocier votre départ et de faire valoir le fait que vous soyez dépossédé de votre poste puisque vous pensiez devoir partir. Le désinsvetissement fait toujours peur ...

Donc une nouvelle page se tourne, je vais pouvoir commencer une nouvelle aventure et je retourne travailler dans Paris à deux pas de la Mosquée et du Jardin des Plantes...

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03.09.2007

Où comment je me mets dans des situations improbables...

Je vous ai dit il y a quelques notes que j'étais licenciée.

Là ce fut le gros coup dans l'estomac, des larmes pleins les yeux et des sanglots dans la voix pendant quelques jours. Une soirée avec ma copine Manon, un feu d'artifice, un bain de foule plus tard j'étais prête à rebondir...
Pendant quelques jours encore, j'ai eu du mal à réaliser. Parce que tout a été fait brusquement sans délciatesse.
Enfin, je trouve! C'est vrai, je demande un entretien annuel que j'obtiens au bout d'une semaine de tergiversations. Pendant cet entretien, je fais mon autocritique, soulève le spoints négatifs, les choses que je ne maîtrise pas et qui ont pu causer du tort à mes consultants, bref, une belle et longue autocritique.

A ce moment là, j'attendais qu'on me dise oui, c'est vrai certaines choses sont à améliorer mais vous avez fait du bon travail malgré tout.

Chose somme toute normale (enfin à mon avis, mais je vis dans le pays des Bisounours...)
Et là, j'entends, je vous retranscris " Virgie, malgré toute l'affection que j'ai pour vous je ne peux plus travailler avec vous...)

GLOUPS!!!

Pillule difficile à avaler! Mais bon, parfois, on est obligés d'accepter certaines décisions et d'en subir les conséquences.

Franchement, je n'avais pas envie de chercher du travail, je voulais garder celui-là parce que je m'y sentais bien, parce que j'avais mis en place tout le système de gestion actuel, parce que je connaissais mon travail et que je progressais chaque jour un peu plus.

Mais bon, j'ai un loyer comme tout le monde. J'ai décidé malgré le fait qu'on me dise qu'on allait me rappeler que les choses allaient changer, de chercher du travail.

Au bout de deux semaines, j'ai eu trois propositions et deux entretiens. Propostions que j'ai refusées car cela ne me correspondait pas (cabinet d'audit à la Défense...) et entretiens passés et réussis.

Entre temps, je suis partie en vacances, façon de parler puisque je suis restée à Paris pour voir mes amis, voir mon frère et honorer de nouveau des entretiens...

Pendant ces 10 jours, j'ai eu un coup de fil quotidien : 'Virgie, où ets le dossier M....?" "Virgie comment je fais pour saisir un nouveau contact..." Sans commentaire.

A mon retour de vacances, personne n'était là, les dossiers qui devaient avancés n'avaient pas avancé...
Bref, j'ai tout remis à jour, réglé les problèmes laissés en suspens et j'ai repris mon travail.
Deux jours après, mon patron est passé pour que nous fassions un point sur les dossiers. "Parfait!! Et sinon vous avez trouvé du travail???" Je lui dis oui. Logique, je ne sais pas mentir. Et je lui demande à quel moment je suis libérée sachant que je n'ai pas reçu de recommandé... il me répond au 15 septembre.

A ce moment là, pas de doutes possibles, je suis bel et bien licenciée au 15 septembre.

Dans la foulée j'ai mon entretien final. Tout se passe bien, je suis retenue pour le poste. Normal j'ai vu FA avant, elle m'a donnée toute son énergie et sa chaleur.

Il faut juste que je puisse négocier un départ plus tôt... Et c'est là que tout se barre en sucette....

Le jour où je demande à partir avant le 15, il me dit "Qu'est ce que vous dites si je vous gardais?" "Euh, bah, ça va pas être possible...."

Donc aujourd'hui, je me retrouve bloquée dans mon ancien poste car ma procédure de licenciement n'est pas bonne : Pas de recommandé = pas de validation de décision= pas de licenciement! Donc il faut que je démissionne! Si si! Et j'ai mes futurs employeurs qui m'attendent mais jusqu'à quand...

Donc voilà, où j'en suis aujourd'hui!

C'est pas gagné, mais je vais bien trouvé une solution. Je n'ai pas le choix.

Affaire à suivre ....

14:27 Publié dans Humeur | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note