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27.10.2007
Bassin

" Inutile de tirer votre épée pour couper de l'eau ; l'eau continuera à couler" Li Po
08:41 Publié dans Citation | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note
25.10.2007
Parcours
Partant de la rue de Belleville, des marches de la maison d'Edith Piaf à sa tombe sombre mais brillante des reflets du soleil...
Déboucher sur le Boulevard de Ménilmontant pour finalement arriver au Cimetière du Père Lachaise.
Découvrir un lieu à l'atmosphère étrange. Où le silence règne autant que les chuchotements des touristes à la recherche de la pierre tombale de ceux qui les ont fait rêver.
Déçues ou émues, reprendre les allées du cimetière abîmées par le temps, par la vie ; frémir devant les stèles funéraires érigées en mémoire des déportés et puis sourire devant celle d'Oscar Wilde.
Se laisser guider par ses pas et sortir dans une ruelle ensoleillée. Attraper un bus et délaisser les immeubles parfois délabrés ou décrépis, vieillis par les occupations du 11ème. Remonter la rue de Charonne pour prendre le métro plutôt rare.
Descendre du métro surchauffé et se retrouver nez à nez avec les façades écrasantes et rutilantes du 8ème arrondissement. Récupérer la rue de Courcelles pour retrouver le boulevard Haussman. Apercevoir la pagode et retrouver un lieu familier.
Rendre visite à Fragonard pour quelques instants dans ce Musée. Cet escalier, ces parquets, cette odeur pregnante de cire, ces velours, ce tableau d'Ucello, ces plafonds, ces tentures, et la frustation de la photographe qui m'accompagne. En admiration devant une bergère frappée par les rayons du soleil.
Détour rapide sur les Champs Elysées - où les supporters anglais cherchent à tous prix une place pour la finale de rugby - par le Virgin avant de repartir vers le 16ème arrondissement.
En route pour un petit salon de thé. Loin de l'agitation de la rue de Passy. Loin des vitrines rutilantes.
Perdu face à la petite église de la rue Jean de Bologne, le salon de thé pour lequel elle a fait 1 000 km. Elle est comme ça mon amie. Rien ne l'effraie et surtout pas les jeunes écervelées à nos côtés.
Le crumble aux fruits rouges est un délice acidulé et la marquise au chocolat sent divinement bon. L'estomac comblé pour un temps, nous repartons dans la rue de Passy. Je veux lui montrer cette vue du Pont de Bir Hakeim.
Mon endroit. A cette heure tout prend une dimension magique.
Les reflets du soleil sur la Seine ondoyant sous le vent ou bien à cause des péniches glissant doucement vers l'Ile Saint Germain. Les arbres le long des quais irradient d'un jaune automnal à rendre fou le Van Gogh des Tournesols. Et sous nos pas, l'ombre des colonnes.
Se diriger vers la Gare de Lyon. Vérifier que le TGV sera bien au rendez-vous demain et savoir qu'on aura le coeur gros. Comme à chaque départ.
Prendre la rue de Bercy et récupérer le Pont Charles de Gaulle. Passer devant la Gare d'Austerlitz. Traverser le Boulevard de l'Hôpital et franchir les grilles du Jardin des Plantes.
Le crépuscule est là. Déjà. Bercé par les grilles qui se ferment, le Jardin s'endort doucement. Le soleil disparaît derrière le bâtiment de zoologie et au loin en contrejour on ne distingue plus que le minaret blanc de la Mosquée.
Le thé est là. Chaud, sucré. La magie opère comme toujours. Les serveurs parlent arabe, non c'est du kabyle. Les parfums mêlés de cannelle, menthe et fleur d'oranger réveillent des souvenirs que je préfère taire. Je ferme les yeux et comme un poète en ses écrits, je voyage...
Sortir et remonter le long de la façade blanche, faire face aux portes majestueuses. Reprendre la rue Lacépède et tenter de rentrer dans les Arènes. Mais trop tard, le parc est déjà fermé.
Au détour de la rue de Navarre et de la rue Monge, montrer cette fine arête d'immeuble et sourire devant la mine médusée de notre reporter.
Remonter la rue Lacépède pour déboucher sur la Contre Escarpe. Un cracheur de feu fait des siennes.
Reprendre la rue Mouffetard et trouver le petit restaurant savoyard. S'y arrêter et manger la tartiflette tant convoitée.
Marcher encore, mais dans le froid cette fois. Suivre des yeux le Panthéon, passer devant la bibliothèque Sainte Geneviève, Sainte de Paris et se souvenir. Encore.
Continuer par la rue Cujas, reprendre à droite pour descendre la rue Victor Cousin. S'arrêter deux secondes devant la Sorbonne. Suivre la rue Champollion et passer devant le Reflet Medicis flambant neuf. Tiens, ils passent Diamants sur canapé...
Déboucher devant la statue de Montaigne et admirer la façade du Musée du Moyen Âge. Je t'y emmènerai si tu veux. Pour saluer la Dame à la Licorne.
Redescendre une petite rue le long du jardin médicinal, traverser le boulevard Saint Germain. Descendre une petite rue et déboucher devant l'Eglise Saint Severin.
Oui comme dans la chanson de Delerm.
Entendre l'agitation de la rue de la Huchette et retrouver le glacier italien.
S'y réfugier pour se réchauffer.
Repartir, rue de la Huchette, Pont Saint Michel avec à droite une vue imprenable sur Notre Dame d'une blancheur spectrale au milieu de ce ciel si noir.
Traverser l'Ile de la Cité, apercevoir le sommet de la Tour Saint Jacques frimant dans sa nouvelle robe et arriver Place du Châtelet.
Sa fontaine, ses théâtres, sa colonne et le métro qui va pouvoir nous ramener.
Et retrouver la rue de Belleville...
17:25 Publié dans Humeur | Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note
22.10.2007
Merci
Voilà, je sais que tu vas venir faire un tour par là, du moins je le suppose.
Juste un mot.
MERCI.
D'être venue avec ton énergie, ta bonne humeur, ta chaleur, ton attention, ton téléphone :)).
Et je rassure tes fidèles amis, elle n'est pas si speed que ça.
Je vous assure, les garçons, elle se tait quand elle est surprise !!!!
Bref, reviens quand tu veux, ma porte t'est ouverte.
16:54 Publié dans Humeur | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
13.10.2007
L'Opéra
J'aime cet endroit.
Où tout brille, où tout rayonne.
Ces statues qui vous dévisagent, ces noms qui brillent et qui vous mettent en tête un air de musique qui ne vous lâchent pas.
J'y suis rentrée la première fois la semaine dernière, j'ai eu la chance de pouvoir voir Wutherings Heights.
La musique, les danseurs, les odeurs de cire, le velours des sièges, le bruissement des éventails, ce plafond et puis les larmes aussi ...

10:35 Publié dans Humeur | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note