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20.12.2007
La roseraie
Je me souviens de cette jolie roseraie au crépuscule. Le soleil orange tombant sur les fleurs endormies et lourdes de l’eau d’arrosage. Je me souviens de ce parfum si particulier des roses blanches et de l’herbe mouillée. Je me souviens de cette troupe de comédiens que nous suivions aveuglément dans les allées gravilloneuses de ce jardin. Je me souviens de cette histoire qu’on ne raconte plus aux enfants….
Je me souviens de ces roses blanches, roses, rouges, orangées marbrées ; de ces pieds de rosiers bien ancrés dans le sol, pétris de convictions. Prisonniers de ces filets métalliques qui capturaient leurs branches chargées de fleurs pour rejoindre le rosier situé de l’autre côté de l’allée, avec pour seul objectif de créer une tonnelle de fleurs au dessus de ces bancs de pierre. Plaisir des yeux, bonheur du nez.
Ce rosier illustre mes sentiments quand je partage quelques instants, trop rares, avec lui.
Bien ancrée dans mon terreau de convictions. Ses mots et attentions forment autour de moi un filet d’envie auquel je m’agrippe sans crainte. Et les branches fleuries de mes sentiments s’y enroulent avec insouciance.
Bernanos disait « L’espérance est un risque à courir »
L’espoir que tu soies là est un risque. Peut-être diront certains. Sûrement diront les autres.
Mais pour moi, c’est plus qu’un risque.
C’est une évidence.

13:21 Publié dans Humeur | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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