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24.12.2007

Pensées...

Noël est déjà là...

Ce soir, nous serons probablement réunis autour d'une jolie table.
Les gens de notre famille ou bien nos amis, nos voisins, collègues de travail...Les personnes que nous auront choisies.

Nous serons au chaud, quelques chants de Noël résonneront peut -être dans la maison, le sapin ccontinuera de clignoter, les cadeaux s'échangeront à minuit. A moins, que vous n'ayez accompagné vos parents et/ou grands parents à la Messe de Minuit ou que vous soyez en train de courir après votre cher ange d'un an trottinant plus vite que de raison dans toute la maisonnée.

Qu'importe vous serez avec ceux que vous aimez.

En cette veillée de Noël, je voudrais juste avoir une pensée pour ceux qui ne sont pas là et qui pourtant sont bien ancrés dans mes pensées et dans mon coeur.

Je voudrais aussi avoir une pensée pour tous ceux qui vont travailler ce soir (par choix ou par nécessité) et qui ne seront pas avec leur famille.

Et puis, même si cela ne changera rien, que cette action n'aura aucune incidence, je voudrais juste que nous ayons l'espace d'un instant une pensée pour tous ceux et celles qui seront dans le froid cette nuit....

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21.12.2007

Un Lutin à Paris

J'ai retrouvé hier un Lutin à Paris.
Sur la place devant le métro Jussieu.

Avec un peu de retard, je suis arrivée, le bout du nez gelé et les doigts frigorifiés.
Je l'ai emmené boire un thé à la Mosquée.

C'était très amusant de voir son regard se poser sur les azulejos des murs ou sur les lustres ou sur les plateaux dorés. Ce lieu, je le connais par coeur, c'est devenu ma Madeleine.

Ce qui l'a beaucoup amusé, ce sont les moineaux qui trouvaient refuge au plafond de la salle.

Il les a même immortalisés.

Une jolie rencontre et de belles discussions à venir !

13:04 Publié dans Humeur | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

20.12.2007

La roseraie

Je me souviens de cette jolie roseraie au crépuscule. Le soleil orange tombant sur les fleurs endormies et lourdes de l’eau d’arrosage. Je me souviens de ce parfum si particulier des roses blanches et de l’herbe mouillée. Je me souviens de cette troupe de comédiens que nous suivions aveuglément dans les allées gravilloneuses de ce jardin. Je me souviens de cette histoire qu’on ne raconte plus aux enfants….

Je me souviens de ces roses blanches, roses, rouges, orangées marbrées ; de ces pieds de rosiers bien ancrés dans le sol, pétris de convictions. Prisonniers de ces filets métalliques qui capturaient leurs branches chargées de fleurs pour rejoindre le rosier situé de l’autre côté de l’allée, avec pour seul objectif de créer une tonnelle de fleurs au dessus de ces bancs de pierre. Plaisir des yeux, bonheur du nez.

Ce rosier illustre mes sentiments quand je partage quelques instants, trop rares, avec lui.

Bien ancrée dans mon terreau de convictions. Ses mots et attentions forment autour de moi un filet d’envie auquel je m’agrippe sans crainte. Et les branches fleuries de mes sentiments s’y enroulent avec insouciance.

Bernanos disait « L’espérance est un risque à courir »

L’espoir que tu soies là est un risque. Peut-être diront certains. Sûrement diront les autres.

Mais pour moi, c’est plus qu’un risque.

C’est une évidence.

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18.12.2007

D'hiver...

De quoi pourrais-je vous parler ici aujourd'hui ?

Je pourrais vous raconter mon WE avec mon petit bout de chou, mais non.
Je pourrais vous parler de ma future aventure professionnelle, mais pas encore.
Je pourrais vous parler de lui, aussi... Mais non, ça c'est mon jardin secret.
Je pourrais aussi vous suggérer deux trois petites choses à faire en ce moment pour vous sortir un peu la tête des cadeaux de Noël ou livres de cuisine.

Alors si vous avez l'occasion d'aller aux Galeries du Grand Palais, je vous recommande vivement L'exposition de Gustave Courbet.

Vous savez c'est celui qui a peint L'Origine du Monde, ce fameux tableau représentant le sexe d'une femme. Et juste le sexe de cette femme. A l'époque, ce tableau avait fait scandale, car il défiait toutes les règles picturales alors établies.
C'est d'ailleurs, la force de l'oeuvre de Courbet la remise en cause des règles. Représenter une scène de la vie quotidienne (Enterrement à Ornans) sur une toile gigantesque digne des représentations d'épisodes mythologiques. C'est ce que j'ai aimé sur cette toile. Mettre une scène anodine sur un tableau digne du Couronnement de Napoléon de David. Vous voyez ?
Et puis cette façon qu'il a de représenter les choses naturellement sans artifices, sans condescendance. Simplement, c'est très émouvant. L'exposition est très bien découpée, selon les différentes phases et laisse découvrir une oeuvre très riche et très variée.

Vous avez jusqu'au 28 janvier pour vous y rendre. (Pour en savoir plus cliquez )

Si vous aimez les femmes, rendez-vous au Musée de l'Homme pour découvrir l'exposition Femmes du Monde de Titouan Lamazou.
Je ne connaissais pas très bien le travail de cet explorateur, mais j'ai été émue par tous ces dessins et que dire de ses photos. Et lorsqu'à la sortie de l'exposition vous tombez nez à nez sur le dessinateur...
Je ne vous en dévoilerais pas davantage, je préfère que vous y alliez, c'est vraiment un moment à part. Comme si le temps était suspendu face aux regards de toutes ces femmes.

Vous avez jusqu'au 30 mars...

Si vous ne voulez pas vous enfermer dans un musée ou un théâtre, vous pouvez aller vous promener au Jardin du Luxembourg ou mieux encore au Jardin des Plantes, comme ça si vous sortez du côté de la rue de Linné, vous pourrez aller boire un délicieux thé à la menthe. Et puisque vous êtes gourmands, dégustez une de leur pâtisseries...

Bonne journée !

13:55 Publié dans Humeur | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note

15.12.2007

Si c'était à refaire

Je me souviens encore de cette tonnelle de chèvrefeuille que nous avons quittée un jour, mon frère, Maman et moi.C’était un vendredi soir d’août. On déménageait pour la première fois, et nous t’avions laissé là. Sous cette tonnelle.
Nos retrouvailles, comme nos Au Revoir, se sont toujours faits près du chèvrefeuille.

C’est difficile de grandir sans son père. Ce n’est pas insurmontable mais vous avez toujours l’impression qu’il manque quelque chose : une personne à table, en face de votre mère.
Un siège vide lors des réveillons.
Une absence lors des spectacles de fin d’année.
Une voix plus grave, plus forte lors des bêtises.
Et pourtant, tu étais là, vivant à quelques kilomètres de nous….

Tu n’as pourtant jamais fait le moindre effort pour nous expliquer ce qui se passait, tu venais nous voir, mais jamais tu ne parlais.

C’est installé alors une relation d’habitude : on arrivait le vendredi soir, on rigolait un peu avec le chat, nous regardions les nouveaux jouets, les nouvelles chambres, cette nouvelle maman qui parfois nous terrorisait par ces accès de colère.

Le samedi, nous faisions nos devoirs tous seuls parce que tu ne comprenais pas, ou bien tu allais jouer au tennis avec tes collègues que tu voyais déjà toute la semaine. C’est comme si tu nous fuyais Papa.

Et puis le dimanche arrivait, la promenade dans le parc, les vélos qui se coursent avec mon frère, vite il faut rentrer.

Pour repartir.

Combien de week-ends avons-nous passé à nous regarder sans discuter ? A parler sans s’écouter ? A vivre ensemble mais rien partager ?

Où étais-tu Papa lorsqu’on a eu besoin des tes bras pour être réconfortés ?

Aujourd’hui, tu veux t’occuper de nous. Mais Papa, il est trop tard, nous avons grandi, nous sommes adultes et nous avons appris à vivre sans attendre ton approbation, encore moins tes conseils. Nous t’avons aimé enfants, parfois nous nous surprenons aujourd’hui à vouloir t’éviter.

Et pourtant, dans un coin de mon cœur, je t’attends encore et toujours, sous cette maudite tonnelle de chèvrefeuille.

22:07 Publié dans Humeur | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note

13.12.2007

Racines

"Mes racines sont profondes
Eles ont traversé l'onde
Et perforé la pierre
D'une fin de terre
Elles ont tissé leur toile
Sous un ciel sans étoiles "

Ce sont les paroles d'une chanson de Renan Luce que j'aime particulièrement.

Parce qu'elle est mélancolique, parce qu'elle est poétique, parce qu'elle parle finalement de ces rencontres qui font que nous devenons nous.

Parfois, c'est vrai, vous faites des renconctres inopportunes qui changent complètement votre vie : vous reprenez confiance en vous, vous changez d'orientation professionnelle, vous rencontrez une grande soeur...

Les personnes avec lesquelles vous travaillez ne sont pas que des collègues, ça devient aussi vos confidents, vos conseillers, vos plus fidèles amis. Avec eux, ça se construit doucement, sur la durée, et une fois que les soucis professionnels ont disparu, une amitié naît.

Et puis parfois, vous n'avez pas besoin de temps pour savoir que cette complicité va transformer votre vie.

Parfois, c'est vrai, une seule phrase, un seul clin d'oeil vous font comprendre que vous avez trouvé une amie.

Même si les caractères sont différents, les modes de vie opposés, les années plus importantes, les envies dépareillées, vous savez que cette boule d'énergie sera toujours à vos côtés.

Chaque retrouvaille, chaque conversation partagées vous renforce dans cette conviction que vous n'êtes plus seuls.

C'est difficile parfois à concevoir que quelqu'un que vous ne connaissez pas puisse devenir votre confident, une personne aussi importante que ceux qui vous côtoient et pourtant...

Ce sont justement ces rencontres là sincères, véritables, authentiques, sans artifice qui posent les bases d'une amitié qu'on voudrait avoir eu plus tôt. Parce qu'on se dit que la vie aurait été plus douce.

Parfois finalement, il n'est pas besoin de 3, 10 ou 30 ans pour savoir que vous avez une amie sincère à vos côtés.

5 min à prendre à café et quelques heures au téléphone auront suffit à m'en convaincre.

Et aujourd'hui, j'ai rajouté une branche solide à mes racines.

12:25 Publié dans Humeur | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note

12.12.2007

Embrassée par la pluie

Il fait froid ce matin. Très froid. Et pourtant, en foulant les feuilles des tilleuls jaunies par l'hiver, le sourire aux lèvres et le coeur léger, j'avance doucement dans les allées du Jardin des Plantes.

Je passe devant les grandes serres tropicales, dont les vitres rosées reflètent le ciel cotonneux. Je dépasse ce magnifique cerisier japonais anesthésié par le froid. Si je continue par ce sentier, les gingkos vont apparaitre devant moi. Leurs branches vides entremêlées dans les bras tendus des pins. Mon acuité est décuplée, comme ma sensibilité. il faut que je te montre tout ça.

Ses mots résonnent encore dans ma tête, et partent chaque jour un peu plus ardemment à l'assaut des battements de mon coeur.

Sa voix panse mes blessures et son regard m'électrise.

Il n'est pas là, et pourtant...

Je sens sa présence à chacun de mes pas dans ce grand Jardin.

Si je ferme les yeux assez longtemps, je peux sentir sa main dans la mienne.

Si ce soir, je retourne sous les arcades de la Place des Vosges, je sentirai peut-être ce parfum que j'imagine un peu musqué. Un parfum un peu capiteux, mais qui invite à un long voyage.

S'il pleut ce soir, j'aurai, je le sais, le visage tourné vers le ciel, les yeux fermés et cette sensation étrange de sentir ses lèvres. De goûter ses lèvres.

17:45 Publié dans Humeur | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note

10.12.2007

Nuages

Samedi, il pleuvait à torrents dehors.
Le vent soufflait aussi.
Les guirlandes lumineuses accrochées au dessus de ma rue s'agitaient dangeureusement, donnant un air encore plus inquiétant à cette soirée.

Les pieds mouillés, le jean détrempé et collé à ma peau, le manteau dégoulinant...

Je suis encore sous le choc de mots que je ne pensais jamais pouvoir lire ou entendre dire.

Je suis encore terrifiée à l'idée d'accepter ces paroles et pourtant je les ai reçues les bras ouverts et le coeur à nu.

Je me couche doucement, j'essaie de ne pas les relire. Et pourtant les mots dansent devant mes yeux. J'essaie de sombrer dans une torpeur, dans laquelle je sais, je pourrais me réfugier et y penser plus doucement.

Et ce matin, dans les draps défaits de mes rêves, je souris.

Et surtout, j'y crois.

14:05 Publié dans Humeur | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

07.12.2007

Ta main

Vous connaissez cette musique.
Sarabande

Les notes s'égrainent comme si le souffle léger du vent venait déshabiller ce cerisier japonais de tous ces pétales.

Là, j'imagine toujours les doigts de cette main sur les touches d'ivoire. Elle court sur les blanches, frappe les noires, carresse le clavier. Cette main vit la musique, vit pour la mélodie.

40faf17dad07ab5e4d73de8c9baff418.jpgLes mains...

C'est aussi celle de votre mère sur votre tête de nourrisson ou celle de votre père sur votre front quand vous avez de la fièvre ou que vous ne parvenez pas à dormir.

C'est celle que vous posez sur la joue de votre grand-mère émue aux larmes parce qu'elle prend conscience que bientôt elle ne sera plus là pour vous.

C'est celle de votre frère qui vous tirait les cheveux mais qui vous aidait aussi à grimper dans les arbres.

C'est celle de votre amie qui serre la vôtre parce qu'elle a peur. Peut-être.

Ce sont celles de tous ceux qui partent. Les mains sur les vitres, les larmes dans les yeux, et le goût de sa bouche sur ses lèvres.

Et puis c'est la sienne aussi, que j'espère pouvoir serrer dans la mienne.

Parce que c'est lui que j'aimerais trouver.
Sur ce quai.
Dans les courants d'air.
Les larmes aux yeux.

Crédit Photographique FA

14:20 Publié dans Humeur | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note

05.12.2007

Evanescent

Le sommeil est précieux. Il devient chaque jour mon trésor.

Cette nuit, je l'ai poursuivi.
Je lui ai couru après.
Je l'ai attendu au détour des bords de ma couette.
Je l'ai cherché sous mon oreiller.
Je l'ai cherché dans ma BD, mon livre, les vieux films, les documentaires, même dans la musique...

Les notes d'Albinoni parviennent d'habitude à dompter les assauts de mes perpétuels questionnements.
J'ai essayé de compter les étoiles collées à mon plafond.... Mais il n'est pas venu me rejoindre.

Parfois, j'ai senti que je partais, que je tombais dans ce vide si vertigineux mais si doux.
Puis, j'ai pensé à Lui. L'espace d'un instant j'ai posé ma tête sur son épaule. Et là, c'était si bon de penser qu'on allait enfin pouvoir s'endormir...

Mais le klaxon a retenti.

Trempée de sueur, me demandant où j'étais. Et retombant mollement dans mes oreillers. Avec l'envie sourde de rester là, immobile. Les yeux grands ouverts.

Aujourd'hui, je suis dans un champ de coton, les oreilles qui bourdonnent et une crampe à l'estomac.

Et j'attends.

Qu'il vienne.

13:00 Publié dans Humeur | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note

04.12.2007

Premier Anniversaire

Je pourrais vous parler de ce WE avec Mon amie du Sud qui ne trouve rien de mieux que de plonger dans les bassins du Musée Rodin...

Je pourrais aussi vous parler de la foule rencontrée au pied des vitrines des Galeries Lafayette. Même à 22h.

Je pourrais vous parler du calme des quais le soir. Le vent, le froid, la lumière artificielle des lampadaires faisant apparaître chaque aspérité de la pierre et à nos pieds le murmure de la Seine.

Je pourrais vous parler de lui aussi...

Mais je vais plutôt vous parler de ton anniversaire, mon p'tit Bout.

Tu as fêté dimanche tes 1 an.

Ton premier anniversaire.

Toute ta famille était là : ta cousine, tes grands parents, tes oncles et tantes, tes arrière grands parents et même ton arrière grand tante. Et puis moi aussi. Parce que ta maman a insisté pour que je sois là et parce que c'est mon amie.

Je t'assure cet anniversaire, nous avons cru que nous ne pourrions jamais le fêter, alors te voir tapant dans tes mains, souriant à tout va, courant dans mes bras pour jouer avec ce collier qui fait de la musique, c'était comme un instant magique, un instant de grâce. Presque.

Je me souviens de ce premier jour où je t'ai rencontré. J'étais très émue. D'une part parce ta maman était exténuée, d'autre part parce que tu n'étais pas à ses côtés mais dans une autre aile de l'hôpital.

Je me souviens que nous avons parcouru les sous-sols de ce bâtiment en fauteuil roulant pour arriver où tu dormais. J'avais attendu un peu que ta maman puisse profiter de toi avant d'entrer dans cette chambre toute blanche. T'avoir découvert tout seul avec ta seule couche et tous ces tuyaux, je me souviens du choc.

Tu t'es mis à pleurer, à gigoter dans tous les sens. Tes mouvements étaient entravés par les draps qui t'enserraient la taille. Tu devais alors rester sur le ventre. Tu ne pouvais respirer que de cette façon.

Et puis va savoir pourquoi, je me suis juste approchée, j'ai posée ma main sur ton dos. J'ai fermée les yeux et je t'ai juste parlé. Le silence n'était dérangé que par ma voix et le bip du monitoring.
Puis je me suis baissée et ton regard a croisé le mien. Tu t'es calmé. Et là, tout a changé.
A cet instant, j'ai su que tu serais probablement le seul petit garçon qui me sauterait dans les bras.

Tu en as traversé des épreuves durant ta première année : des intubations, le respirateur, les sondes de gavage, la kiné et puis cette opération. Mais tu as attrapé avec tes menottes la vie que l'on t'a finalement permise.

Tu es vif, curieux de tout, attentif, énergique. Tu es l'essence de la vie de ta maman. Il faut voir comment vous vous regardez tous les deux.

Gardes aujourd'hui tes grands yeux bleus ouverts.

Tu verras mon p'tit Loulou tu deviendras grand et le monde t'attendra.

Il t'attend déjà.

14:05 Publié dans Humeur | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note