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30.01.2008
Note égoïste

Je sais, je sais...
Mais c'est pas grave, moi ça me plais...
13:58 Publié dans Humeur | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note
29.01.2008
La Loreley
A Bacharach il y avait une sorcière blonde
Qui laissait mourir d'amour tous les hommes à la ronde
Devant son tribunal l'évêque la fit citer
D'avance il l'absolvit à cause de sa beauté
O belle Loreley aux yeux pleins de pierreries
De quel magicien tiens-tu ta sorcellerie
Je suis lasse de vivre et mes yeux sont maudits
Ceux qui m'ont regardée évêque en ont péri
Mes yeux ce sont des flammes et non des pierreries
Jetez jetez aux flammes cette sorcellerie
Je flambe dans ces flammes Ô belle Loreley
Qu'un autre te condamne tu m'as ensorcelé
Evêque vous riez Priez plutôt pour moi la Vierge
Faites-moi donc mourir et que Dieu vous protège
Mon amant est parti pour un pays lointain
Faites-moi donc mourir puisque je n'aime rien
Mon coeur me fait si mal il faut bien que je meure
Si je me regardais il faudrait que j'en meure
Mon coeur me fait si mal depuis qu'il n'est plus là
Mon coeur me fit si mal du jour où il s'en alla
L'évêque fit venir trois chevaliers avec leurs lances
Menez jusqu'au couvent cette femme en démence
Va t'en Lore en folie va Lore aux yeux tremblants
Tu seras une nonne vêtue de noir et blanc
Puis ils s'en allèrent sur la route tous les quatre
La Loreley les implorait et ses yeux brillaient comme des astres
Chevaliers laissez-moi monter sur ce rocher si haut
Pour voir une fois encore mon beau château
Pour me mirer une fois encore dans le fleuve
Puis j'irai au couvent des vierges et des veuves
Là-haut le vent tordait ses cheveux déroulés
Les chevaliers criaient Loreley Loreley
Tout là-bas sur le Rhin s'en vient une nacelle
Et mon amant s'y tient il m'a vue il m'appelle
Mon coeur devient si doux c'est mon amant qui vient
Elle se penche alors et tombe dans le Rhin
Pour avoir vu dans l'eau la belle Loreley
Ses yeux couleur du Rhin ses cheveux de soleil
In Alcools (1913), Guillaume Apollinaire (1880-1918)
J'ai redécouvert ce poème grâce à Lui. Je l'avais autrefois étudié en cours d'allemand, je me souviens encore des premiers vers allemand d'Heinrich Heine.
De voir que cette légende a inspiré tant d'écrivains (Apollinaire, Gérard de Nerval...), de chanteurs (Eagle Eye Cherry ou Renan Luce...)... Je me demande donc parfois si ce n'est pas plus qu'une légende. Justement.
Cette histoire, comme le Roi des Aulnes, m'avait remué le fond du ventre.
Et aujourd'hui encore...
13:45 Publié dans Découverte | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note
28.01.2008
Paternité
Marcel Godin, dans Une dent contre Dieu, a dit " Etrange maladie que celle de la paternité. On se refuse à voir grandir et vieillir ses enfants, car on les voudrait, tant on les aime pour soi, toujours sous sa tutelle".
Parfois, j'ai grandi trop vite. J'ai appris très vite à m'occuper de moi, de mon frère, à être autonome, à grandir vite.
Je me souviens de ces deux maisons dans lesquelles nous avions effectivement tout ce que des enfants pouvaient rêver d'avoir : les consoles, les vélos, les livres, les CD .... On a appris avec mon frère à jouer, mais aussi à sortir et découvrir le monde qui nous entourait.
Avec ou sans nos parents. Ma maman a été là, à nos côtés dans les bons et les mauvais moments. Lorsque nous faisions des bêtises, lorsque nous nous disputions, lorsque nous grandissions. Elle est encore là, à mes côtés, elle m'aide à prendre mes décisions, sans pour autant me dire quoi et comment faire.
Tout le contraire de mon père.
Aujourd'hui, j'ai constaté une chose. 42 jours sans lui parler, sans lui dire ce que je fais, sans lui parler de mes décisions., et même si cela me pèse (et me peine) je me sens sereine.
Sereine car je n'ai pas à justifier ni mes choix, ni mes décisions. Que je n'entends pas, dès que j'explique mes projets, que je fais n'importe quoi, que je suis entourée des mauvaises personnes....
C'est difficile quand même, de m'imposer ce silence et plus encore de le lui imposer, mais là, je ne peux plus accepter et prendre dans le ventre ces coups qu'il m'inflige parce qu'il s'est rendu compte que je n'avais pas, non plus, besoin de son approbation pour grandir et être celle que je suis aujourd'hui.
Je comprends tout à fait qu'il aurait voulu pour ses enfants une vie plus facile : passer des concours, se marier à 22 ans, avoir des enfants à 25 ... Mais ce n'était pas dans dans mes ambitions ni mes envies.
C'était ce qu'avait fait mes parents justement, et je les voyais s'étriper des heures au téléphone...
Je voulais faire des études, même si je savais que je devrais travailler pour pouvoir réaliser ce projet.
Je me suis débrouillée, ma mère a été là pour me soutenir, même si parfois, elle n'était pas d'accord.
Mon père m'a reproché pendant mes 5 années universitaires de ne pas me construire un avenir. Il n'avait pas complètement tort puisqu'aujourd'hui, je ne suis ni professeur, ni chercheur, ni journaliste. Cela dit, ça ne m'empêche pas de travailler et de faire quelque chose qui me plait.
Je pèche par orgueil. Je le sais. Mais je l'assume et j'assume les choix qui en découlent.
Mon père m'a toujours reproché de vouloir des choses qu'il juge inaccessibles : vivre à Paris, être indépendant, aller au musée, voir du pays, voyager...
C'est perturbant de savoir que quoiqu'on fasse on sera jugé par rapport aux autres enfants...
J'ai toujours recherché dans mes relations un substitut à mon père, à l'autorité. Je l'ai trouvé un peu dans mon grand-père, un peu dans mon collègue, un peu dans mes amies. Et plus particulièrement, chez celle qui a vous laisse prendre une décision, sans juger.
Aujourd'hui, je ne sais plus trop comment faire. Parce que je voudrais bien pouvoir lui parler mais j'ai toujours au fond de moi de la colère.
Alors, je crois que je vais attendre... De toute façon, en ce moment, je ne dois qu'attendre.
Oui, je sais c'est facile. Je ne prends pas de risque, mais peut-être justement que j'en ai trop pris avant.
Des risques
16:55 Publié dans Humeur | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
25.01.2008
Ibsen a dit
"Vivre, c'est lutter contre les démons du coeur et du cerveau"

11:07 Publié dans Citation | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
24.01.2008
Rest In Peace

Voilà, mon nouveau James Dean est parti.
Le rejoindre justement. A 28 ans.
Image tirée de I'm not there
09:00 Publié dans Humeur | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
23.01.2008
Il est des jours où...
je ferai mieux de rester couchée !
Pourtant cette journée s'annonçait dans les meilleures dispositions. Pratiquement huit heures de sommeil ininterrompu, avec un réveil tout doux, la tête encore ailleurs.
Mais justement, ne voulant pas sortir de ces jolis rêves, je me suis rendormie. Et c'est là que tout commence...
Les klaxons dans la rue, le pied qui fonce dans un coin de meuble (ça fait très mal, et non je ne suis pas douillette), pas le temps de prendre une douche salvatrice.
Je me dépêche de me réveiller avec de l'eau mais je me trompe de robinet, je manque de m'ébouillanter (non, je n'exagère pas), je fais tomber l'intégralité de ma tablette dans le lavabo, risquant du même coup une syncope, car j'ai cru avoir brisé mon flacon de parfum...
Je crie un bon coup, remets tout à peu près en place mais ça ne va pas... Mon côté "Chaque chose a sa place, chaque place a sa chose" me titille les neurones. Alors, encore en sous-vêtements, alors que je devrais être partie, je range tout mon bazar et en profite pour nettoyer cette maudite tablette.
Je me rassoie au pied de mon lit, manquant de tomber à cause du cordon d'alimentation de mon ordinateur qui traîne par terre, et enfile mon collant. Je le file évidemment. Non ne rigolez pas, c'est pas drôle. En fait si, c'est hilarant pour celui qui ne le vit pas.
J'en cherche un autre, finit par vider le contenu de mon armoire (non je ne m'énerve pas) et en trouve un. Il n'est pas comme je veux mais tant pis. Hop, une jambe, hop la deuxième. C'est bon, j'enfile mon pull, cherche les boucles d'oreille. Me demande quelles chaussures je vais mettre...
Et là, alors que je trouve la solution à tous mes problèmes (existenciels n'est-ce pas?) je m'aperçois que je n'ai pas de jupe. Ennuyeux... Pourtant je l'ai sortie.
Je rouvre mon armoire, farfouille à droite, farfouille à gauche. Rien.
Je regarde dans le bas de mon armoire, on ne sait jamais. Encore rien.
Je me retourne, regarde sur mon petit fauteuil. Toujours rien.
Là, j'ai vraiment un gros problème, il est 8h45, je suis toujours chez moi en collant sans jupe et je dois partir. Mon lit n'est pas fait, en plus! Là éclair de génie (et oui, parfois ça arrive) je soulève la petite polaire, puis le boutis et enfin la couette, et enfin je retrouve l'objet de mon affliction.
Hop, la jupe, hop les bottes, le gilet, le manteau, le sac...
Où est ma carte Orange ? Je deviens folle...
A ce moment là, je me dis que je ne suis plus à 10 min, donc, je fais mon lit, en réfléchissant où j'ai pu laisser ma carte de transport. Une fois le boutis bien remis à sa place, je reprends mon sac et retrouve ma carte à sa place... Et le thé? Au bureau, faut quand même pas abuser non plus de la patience de mon supérieur.
Je sors, prends les escaliers qui viennent d'être cirés....
Et oui, je finis les fesses par terre, morte de rire aux pieds de mon voisin. Il est toujours là quand il faut celui-là....
Dans ces moments-là, je me dis qu'il vaut mieux pour moi, je sois toute seule à la maison.
14:10 Publié dans Humeur | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note
22.01.2008
1 retrouvaille et 2 départs
Paulo Coelho disait dans l’Alchimiste « Les hommes rêvent du retour plus que du départ »
A cet instant, en effet, alors que je regarde mon thé s’assombrir, je voudrais que le temps s’arrête. Qu’il reste là. Prisonnier de ma ville, prisonnier peut-être aussi de mes bras. Mais le temps court plus vite que mes pensées et que mes envies, il ne m’appartient pas et je le laisse filer. Ecrire rapidement un petit mot, le glisser dans un dvd, le mettre sans son sac et se préparer à partir. Une dernière étreinte et je ferme la porte.
D’ailleurs, il faut que je me dépêche car nous allons la faire attendre et ce n’est pas le jour pour ça.
Je suis tellement rassurée de pouvoir la voir car après ces quelques jours que je devine éprouvants, je ne veux pas la décevoir. Lui montrer que je suis effectivement là. Discrète, peut-être surannée, mais avec elle.
C’est sa fête en plus aujourd’hui, il ne faut pas oublier. Nous pensons à des fleurs, mais ça ne serait pas très pratique pour le train, alors je vais improviser. Le métro encore. Je m’agrippe à sa main, je respire son parfum, je me dis que je suis complètement dépassée…
Arrivés à l’heure sur le parvis de cette gare que j’aime et que je déteste. Elle me reprend toujours ceux qui comptent.Je file à l’intérieur à la recherche d’une petite carte, farfouille dans les rayonnages, finit par trouver et là, son nom s’affiche sur mon téléphone… Battement de cœur.
Je ressors et la trouve emmitouflée dans son manteau un peu grand. Elle est fatiguée et pourtant je la trouve apaisée. Inquiète encore, mais plus sereine. Je suis heureuse de la voir. Je l’écoute parler de son ami. Avec emphase, avec affection, avec tendresse. Je comprends alors pourquoi, elle a eu besoin de s’isoler et je me reproche soudainement de l’avoir peut-être dérangée. Je retrouve des expressions que je lui connais, devine ces réactions. Je m’amuse aussi de les voir se taquiner tous les deux et je suis contente de voir leur complicité.
L’heure file encore… Nous allons manger dans un petit café avenue de Lyon. Rapidement car le train ne doit pas partir sans eux, même si je souhaiterai prolonger cet instant.
Mais poursuivre un départ c’est prolonger une séparation…
La serrer dans mes bras, essayer de lui apporter un peu de chaleur car je devine le cœur qui s’emballe dans sa poitrine et le sanglot qui grossit dans sa gorge.
Et puis, oublier le vent, le bruit, les gens. Ne regarder que lui. Examiner chaque parcelle de son visage. Passer mes doigts dans sa barbe qui pique. Sentir encore son parfum. L’étreindre une dernière fois. L’embrasser et puis rire pour ne pas pleurer. Je ne suis plus une petite fille… Enfin presque.
Le sifflet puis la sonnerie retentissent, les portes se ferment, un dernier signe de main, je tourne la tête quelques instants. Ils s’en vont. Il repart.
Je tourne le dos à ce maudit train et libère alors les larmes qui se cachaient. J’enfouis le nez dans mon écharpe, affronte les courants d’air et sort de cette gare.
Le pont me tend les bras, le soleil tente une percée dans ce tapis cotonneux. Sans succès.
07:05 Publié dans Humeur | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note
21.01.2008
Ces moments-là
Le cœur est parfois beaucoup plus patient que notre Raison.Il supporte mieux l’attente, il n’angoisse pas, il se laisse porter par le rythme de sa mécanique, il s’emballe lorsque l’heure approche mais il ne doute pas.
Une semaine à attendre son arrivée et j’ai cru tomber de fatigue. L’estomac retourné par l’angoisse et l’inquiétude mais également par l’impatience de le retrouver et l’envie folle de nicher mon nez dans son cou pour sentir ce parfum acidulé.
Cachée derrière le bout du quai, je le guette. J’aperçois rapidement sa silhouette. Même sans lunettes, je l’aurai reconnue. Un simple sourire, une main sur les hanches, un doux baiser et je me sens bien. Prendre sa main dans la mienne, la serrer. La lâcher pour la reprendre comme un petit garçon s’agrippant à la ficelle de son ballon gonflé d’hélium. De peur qu’il ne s’envole.
Prendre le métro, rentrer chez soi, guetter ses expressions quand il découvre mon quartier puis mon appartement. Appréhender un peu cette première soirée et puis finalement laisser les choses se placer d’elles même. Le laisser le matin suivant pour essayer des robes de mariée avec son amie, l’aider à la choisir et se dépêcher de rentrer. Pour le retrouver sagement en train de lire… Décidément. Se reposer quelques instants, profiter de ses bras, avant de repartir vers Montmartre.
Descendre la rue de Belleville jusqu’à la station du même nom, lui montrer les bizarreries de cette rue insolite.
Barbès, Pigalle et Anvers. Surpris par la foule qui grouille auprès des marchands de tissus. Prendre la direction du Sacré Cœur. Main dans la main.J’aime cet endroit où tout brille et pourtant où tout paraît si simple, si authentique. Monter ces marches, arriver en haut de la colline et contempler Paris. Oui, c’est vrai qu’elle est belle cette ville. Ma ville. Et tu es là. Elle est donc encore plus belle aujourd’hui.
La basilique, la Place du Tertre, rue de Norvins, Place Dalida, Allée des Brouillards. S’asseoir sur un banc dans ce square, regarder les enfants jouer sur ces portiques que j’adorais … Et puis l’écouter amusée, émue parfois aussi. Boire ses paroles qui sont rares mais toujours justes.
Poursuivre cette promenade dans ces rues tranquilles et si cossues, partir à la recherche du Moulin de la Galette… Le trouver enfin pour y découvrir une histoire assez dure de torture. Tourner le dos au passé pour revenir au présent.
Descendre par les Abbesses, reprendre le métro à Pigalle. Là où les Marins doivent faire escale. Parfois. Mais, tu ne t’y arrêteras pas. Pas aujourd’hui en tout cas.
Le métro de nouveau, se reposer, la tête sur son épaule, je souris en voyant notre reflet dans la vitre.
Je pense aussi à mon amie, à cet instant, je me demande si elle va bien.
Concorde. L a grande Roue, l’Obélisque et le Musée de la Marine… Encore, elle le poursuit de ses assiduités. S’asseoir dans ces fauteuils métalliques près du bassin. Le vent se lève, l’eau vient nous fouetter le visage. Se lever et repartir vers le Louvre. J’aime la Lumière à cette heure-ci. Deviner qui représente ces statues. Se taquiner encore au pied de la Pyramide.
Lui montrer un de mes endroits confidentiels et s’arrêter quelques instants sur la pointe du square du Vert Galant. Les bateaux mouches passent éclairant la voûte des ponts, faisant onduler la Seine s’assombrissant avec la nuit tombante. Paris s’éclaire et tout prend soudainement une dimension magique. Goûter ses lèvres…
La Tour Eiffel va bientôt scintiller, guetter cet instant dans une des niches du Pont Neuf. Il fait froid, je resserre l’écharpe que je lui ai prêtée. Le rose, lui va plutôt bien. Rire, devant sa mine dépitée d’avoir un truc de fille autour du cou.
Poursuivre la marche vers Saint Michel en passant par l’intérieur de l’Ile de La Cité. Tout est soudainement si calme, si sombre…
Entendre une chanteuse faire des vocalises, et voir soudainement déboucher devant nous Notre Dame. Resplendissante dans sa robe de pierre blanche.
Traverser le pont, retrouver ses points de repère. Ancien lieu d’attente de rencontre, de vie étudiante. Prendre ces petites rues à l’abri de la foule et déboucher soudainement devant un pub irlandais. J’adore, le regard qu’il a. Il se sent bien, je crois. C’est mon plus grand plaisir.
Il part au comptoir commander ce qu’il aime. Et nous discutons encore… J’aime lorsqu’il me parle de ces voyages, de ces soirées, de ces souvenirs. Oui, j’aime ces instants.
Finir ce verre, réchauffés nous pouvons de nouveau ressortir affronter la foule quelques instants avant de reprendre les quais en direction de Jussieu.
S’arrêter quelques instants au pied du Pont de la Tournelle, contempler l’Ile saint Louis et ses murs tordus, l’arrière de Notre Dame, regarder ces couples d’amoureux qui piquent niquent le long du quai malgré la fraîcheur du soir. Avoir des nouvelles de notre amie et lui donner RDV pour se voir le lendemain. Au moment du départ qui commence à me chatouiller l’estomac.
Monter les marches et se retrouver face à la Tour d’Argent. Oui, ce n’est que ce bâtiment.
Remonter vers la rue Monge et gagner la contre Escarpe Mouffetard, discuter, encore et découvrir que nous avons les mêmes sensations, le même ressenti…
Arrivés sur la place, nous regardons l’agitation de cette rue. Je le regarde encore amusée. J’aime voir cet air surpris qu’il a devant ce spectacle citadin.
S’installer dans ce petit restaurant japonais, et discuter encore… La fatigue me surprend tout à coup, je me plais à m’imaginer déjà chez moi, au creux de ses bras.
Il n’est pas très tard, et pourtant nous rentrons. Je m’assoupis dans le métro sur son épaule. Réconfortante, solide, douce.
Les cheveux et les yeux endormis, il me réveille à notre station. Les escaliers me tendent les bras et c’est dans ces moments-là que je souhaiterai avoir un ascenseur.
Rentrer, s’allonger pour finalement s’endormir…
A cet instant je ne voudrais plus me réveiller.
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10.01.2008
Départ
Le sommeil retrouvé, s’amuse ce soir à jouer à cache-cache avec ses yeux.
Ils se ferment, puis s’ouvrent.
Contemplent le plafond parsemé de ces étoiles phosphorescentes.
Puis se referment, espérant l’apercevoir au détour d’un de ses rêves.
Demain enfin, elle saura qu’elle pourra enfin toucher ses mains, sentir son parfum, serrer dans ses bras, poser ses mains sur sa taille, caresser sa joue et poser sa tête contre ce cœur.
Cœur qu’elle devine et qu’elle espère battant pour elle.
Demain, arrivera vite, mais pour l’instant, il se fait encore désiré.
Ce lendemain.
Le réveil n’a pas encore sonné, qu’elle est déjà debout.
Une longue douche s’impose. Chaude pour dénouer ces muscles endoloris.
S’endormir sous la douche, baisser la tête, se reposer un peu.
Sortir de ce bain de vapeur artificielle, revenir sur terre.
S’habiller rapidement. Finir ses bagages.
Il est trop tôt pour partir…
Décider de prendre un thé, mettre un peu de musique. Respirer.
Prendre ce sac qui a vu déjà tant de choses, et l’emmener avec soi pour une nouvelle aventure.
Et si c’était la plus grande.
Partir, quitter son studio, car on se sent étouffée, prisonnière. Il est encore beaucoup trop tôt mais tant pis.
Prendre le métro, et vouloir déjà être là bas.
Encore quelques heures à attendre.
Prendre un café, ouvrir ce livre et regarder passer les gens. S’imaginer leur vie, leurs histoires.
Les gares sont romantiques, elles donnent envie d’écrire, de rire, de pleurer. Tous ces gens qui se quittent et se retrouvent. Des amis, des amants, des parents, des amoureux…
Ecouter les annonces. Tiens c’est à nous de monter dans le TGV.
Enfin…
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