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28.04.2008
S'asseoir
S'asseoir et regarder.
S'asseoir et admirer.
S'asseoir et attendre
S'assoir pour voir finalement arriver celui que l'on attendait.
Enfin il est là.
Et sur un simple banc de bois, je sens soudain un désir ardent de vivre.

Paris, avenue Raymond Poincaré (XVIème arrondissement)
16:55 Publié dans Humeur | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
24.04.2008
Je regarde la télévision
Oui, et alors?
Parfois je tombe sur des émissions de radio crochet comme on disait dans le temps où ma maman était encore une adolescente rêveuse... Non en fait, je ne tombe pas dessus, ça fait 6 ans que je suis cette émission.
J'adore André Manoukian. Voilà, je l'avoue.
Dans ma vie j'ai un Georges, un André et un chameau, mais bon ça c'est privé.
Bref, pour revenir à cette émission hier, j'ai assisté à un grand moment. La performance de Cindy Sander.
Celle qui fait un buzz énorme sur Internet, qui a Yann Barthès du Grand Journal pour supporter, qui passe dans les émissions de Delarue pour dire que son talent n'est pas reconnu ...
Bon sur ce coup là j'ai conscience d'être une langue de vipère. Mais j'assume.
Et donc hier, après cette incroyable performance (elle a quand même gagné un poème de Dédé, la Bougresse) elle annonce qu'elle a signé pour sortir un single.
Là, je trouve que la plaisanterie va un peu loin. Pourquoi sortir un single alors que l'album entier (s'il voit le jour) ne sera pas acheté ? Non mais c'est vrai, c'est pas terrible terrible tout ça. Elle ne chante pas très bien, la chorégraphie est à revoir, le look... Elle n'est pas vraiment dans l'air du temps.
Je trouve que c'est cruel finalement de lui permettre de réaliser son rêve pour ensuite une fois qu'on aura bien gagné de l'argent sur son dos, on la jette. Mais le pire, c'est que je suis sûre qu'on va l'entendre cette chanson.
D'ailleurs je suis la première à la chantonner.
Vas-y Fa, laisse ta griffe ici, j'ai hâte de la lire ...
16:10 Publié dans Humeur | Lien permanent | Commentaires (12) | Envoyer cette note
23.04.2008
Volet Vert et Laurier Rose
Le soleil est arrivé, je ne l'espérais plus.
Et comme s'ils avaient entendu ma supplique, les nuages se sont doucement effacés dans le ciel pour laisser l'azur s'étaler au dessus de nos têtes.
Les ruelles de ce petit village perdu au milieu des vignobles est encore endormi.
Quelques touristes, ici et là.
Quelques chats aussi, jouant les équilibristes sur les murs de pierre, ou sur les treillis des feuillages.
J'aime cet endroit. Les pavés, la vallée, les calissons et sa main dans la mienne.
Soudainement, un volet un peu abîmé capture mon regard.
Le mur est un peu gris de l'eau qui ruisselle parfois sur ses parois.
Et ce volet.
Vert sur ce mur jauni.
A ces pieds, un laurier rose encore endormi.
Et dans ces boutons, je devine la fleur rose qui bientôt s'ouvrira grâce aux chaudes caresses des rayons du soleil.

Le Castellet (83)
07:35 Publié dans Découverte | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
22.04.2008
Escapade
J'aime pouvoir partir le soir de Paris et savoir que le lendemain je verrai ce fort en haut des collines orangées.
Il pleut, il fait froid et pourtant j'ai mes ballerines aux pieds, une petite robe et un chemisier blanc.
Une petite écolière.
Le TGV n'est pas rempli ce soir. Il est silencieux mais pourtant je sens comme une effervescence à bord de ce wagon. Je m'amuse à regarder les gens qui m'accompagnent dans mon voyage.
En face de moi, une femme à l'allure très masculine et qui pourtant à des mains à faire pâlir la plus adroite des pianistes. Elle lit des comics les lunettes bien basses sur le nez.
A côté de moi, un couple qui part en WE et qui discute avec malice d'histoire politique. Je reconnais là des professeurs d'histoire. Et je pense même avoir croisé le monsieur dans une chaire à l'université, mais je n'arrive pas à retrouver laquelle...
Derrière moi, un couple. Amoureux. Très amoureux même. Ils m'amusent car je sais que dans quelques heures maintenant je le retrouverai et je serai moi aussi une amoureuse transie.
Le voyage se passe vite. J'ai la sensation d'être à l'intérieur d'un ventre sombre. D'être digérée. Je ne distingue rien au dehors, la nuit est noire. Très noire.
La pluie redouble à Marseille et le wagon se vide soudainement de ses passagers. Je me retrouve toute seule. Je suis le dessert de ce voyage.
Quelques minutes passent dans un silence entaché du tambourin des gouttes de pluie qui tombent. Les filets d'eau s'écoulent le long des vitres troublant ma vision. Je ferme les yeux en écoutant doucement Madeleine me susurrer à l'oreille La Javanaise.
Je me réveille alors, il est minuit 10 et dans quelques instants je serai dans ses bras. Dans la chaleur de son cou, je nicherai mon nez.
Et de mes bras, j'entourerai sa taille.
Et de mes lèvres, je l'embrasserai.
Et dans un simple regard, je l'aimerai.
11:50 Publié dans Humeur | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
17.04.2008
Message personnel

Voilà aujourd'hui, le Doudou de Fa a 40 ans (et toutes ses dents)
Alors je te souhaite un très bon anniversaire.
J'espère que tu le passeras en compagnie de tous ceux que tu aimes
Présents ou absents, nous sommes tous avec toi.
Vous pouvez aussi lui laisser un message plus personnel chez Fa.
Bon anniversaire et un gros bisou
06:00 Publié dans Humeur | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note
11.04.2008
Le Dormeur du Val
C'est un des poèmes que je peux réciter encore aujourd'hui. Il m'accompagne à chaque moment important, je ne saurais dire pourquoi. J'aime son atmosphère, sa douceur, son réalisme, sa souffrance.
Quelle émotion cela a été de le voir soudainement se matérialiser devant moi, en admirant les toiles de Gustave Courbet.
Pleurer devant un tableau....
C'est un trou de verdure où chante une rivière,
Accrochant follement aux herbes des haillons
D'argent ; où le soleil, de la montagne fière,
Luit : c'est un petit val qui mousse de rayons.
Un soldat jeune, bouche ouverte, tête nue,
Et la nuque baignant dans le frais cresson bleu,
Dort ; il est étendu dans l'herbe, sous la nue,
Pâle dans son lit vert où la lumière pleut.
Les pieds dans les glaïeuls, il dort. Souriant comme
Sourirait un enfant malade, il fait un somme :
Nature, berce-le chaudement : il a froid.
Les parfums ne font pas frissonner sa narine ;
Il dort dans le soleil, la main sur sa poitrine,
Tranquille. Il a deux trous rouges au côté droit.
Arthur Rimbaud, novembre 1870, in Poésies.

Gustave Courbet, l'Homme blessé (détail),Huile sur toile, 1844-1854, Musée d'Orsay (© Photo RMN / Hervé Lewandowski)
14:52 Publié dans Découverte | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
03.04.2008
So chocolat...
Le chocolat est une friandise dont j'aurai beaucoup de mal à me passer. C'est mon pansement quotidien. Certains carburent à la nicotine, au café, à la cigarette, aux bisous, au Coca Light, au bonbon à la menthe, au sandwich jambon beurre, au thé... Bref. Moi c'est le chocolat.
En crème, en mousse, en carré, en tablettes, en bonbon et aussi en boisson chaude.
Et pour ça j'ai un lieu tout trouvé...
Toi qui est en train de rigoler derrière ton écran, ne crie pas trop fort, tu pourrais réveiller tes voisins ou le chien qui dort à tes pieds.
Donc si par hasard, vous vous promenez dans Paris (tout le monde n'est pas parisien ;)) et plus particulièrement dans les environs de Saint Michel, que vous avez froid parce que vous venez de vous prendre un bonne giboulée et que vous voulez vous réchauffer, guidez-vous vers la rue de la Huchette
Agrandir le plan.
Je vous préviens, c'est ce que nous appelons la rue à touristes (pardonnez-nous notre offense). Les vendeurs de souvenirs, les spectacles de rue improvisés, les restaurateurs devant leurs enseignes en train de racoler (si si) le chaland qui passe, les vendeurs de bijoux, sacs et étolles en tous genres (cela dit les bijoux sont très jolis enfin certains)...
Et puis soudain, vous tombez sur une enseigne bien connue des amateurs de glace. Et non! Pas le nom nordique, un nom plus italien et qui vous servent des glaces en forme de fleurs dans un délicieux cornet. Miam !
Mais bon pour se réchauffer, c'est pas vraiment ça, alors il faut s'installer et goûter leur chocolat chaud. Vous avez en plus la possibilité de l'aromatiser avec 25 parfums au choix (amandes, orange, nougat, badiane, menthe..) C'est super (trop) bon.
Parfumé, un peu amer et épais.... ça rappelle plein de souvenirs, ça sent très bon, c'est chaud, c'est doux. Et puis bon, c'est surtout de la passage obligé de ma Drôle de Dame
C'est parfait pour les petits soucis, les petits bobos de la vie, les discussions entre amies, les confidences...
Bon sur ce, je vous laisse, un chocolat justement m'attend...
10:35 Publié dans Humeur | Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note
02.04.2008
Renouveau
Bon ben, tout finit par arriver, j'ai finalement osé changer quelques détails ici...
J'aime bien, ça me correspond davantage même s'il manque un peu de couleur.
Pour l'instant ces couleurs, qui donnent du soleil à la vie, elles sont cachées au fond de mon cœur...
Voilà, j'espère que ça vous plaira.
Un peu pour que vous puissiez continuer à venir me faire un petit signe.
Parfois

Notre Dame de Paris, Ile Saint Louis, Paris, Septembre 2007.
14:30 Publié dans Humeur | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note
01.04.2008
Plein de pestacles et autres rencontres
Il y a des semaines où vous vous morfondez tellement que vous ne voulez plus sortir de votre trou.
Et puis il y en a d'autres ou c'est la fête tous les soirs :)
Regardez par exemple, ce soir je vais à un anniversaire du copain d'une des mes anciennes collègues (qui est devenue avec le temps mon amie). Nous devons nous retrouver au Polidor (rue Monsieur Le Prince dans le 5ème ou 6ème j'sais plus :()
J'aime bien ce bistrot, l'ambiance, les nappes à carreaux, les verres à moutarde, les toilettes au fond de la cour et la serveuse qui une poitrine plus imposante que celle d'une Walkyrie !!! Si si, d'ailleurs, à chaque fois que nous allons là-bas, nous (les filles) sommes davantage amusées du regard surpris de nos accompagnateurs (les garçons donc qui ont un décollement de la mâchoire inférieure)...
C'est plutôt pas trop mauvais, même si parfois l'accueil est un peu frisquet, mais en général après un verre, l'ambiance se réchauffe et les joues rosissent.
Donc comme c'est un anniversaire, j'ai été me promener sur les Champs à midi (normal ma Bonne Dame, je travaille juste à côté) et là je me bouscule aux touristes, me prends une petite giboulée et assiste médusée à un concert de cornemuses juste devant une grande enseigne de parfums. Pas très glamour le kilt et les chaussures de rando, non... vraiment pas glamour. Oui, et j'ai trouvé ma BD que je cherchais pour l'intéressé. D'ailleurs, je me demande quel âge il a... Enfin comme d'habitude, je vais devoir rajouter une dizaine d'années à mon âge et ce sera bon.
Bref, donc ce soir je suis dehors.
Demain rien de prévu, enfin rien qui vaille la peine d'être raconté en tout cas.
Jeudi je vais à l'avant première presse de Fame avec ma copine Hélène!!!! Je suis trop contente, oui je sais je suis une midinette mais c'est pas grave j'assume et puis moi, je suivais quand j'étais petiote cette série.. Leeroy... Soupir
Et puis vendredi, je vais au théâtre voir deux pièces de Ionesco mis en scène par Laurent Pelly, au théâtre de l'Athénée. J'adore cet endroit, c'est là que j'ai eu tous mes émois théâtraux. De grands moments d'émotions (le Viol de Lucrèce par Benjamin Britten), de grands moments de rire (Arsène Lupin Banquier par la Compagnie Les Brigands) et des retrouvailles (L'Ignorant et le Fou avec Michel Fau)... Enfin voilà; je m'amuse, je cours, je travaille aussi et puis je profite encore de cette effervescence si particulièrement parisienne en solitaire.
Et bizarrement, j'aimerai tant pouvoir partager tous ces instants avec vous...
18:17 Publié dans Humeur | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note