18.07.2009
Boule au ventre
Je viens de rentrer du cinéma.
On a pris la voiture, roulé pour rentrer, mangé avec notre copine et pourtant j'entends encore la voix de cet homme sur ce magnétophone entrain de lire l'Odyssée, du Tchékov. je sens encore le gout de mes larmes, le hoquet que je retiens, les sanglots dans ma gorge.
Et soudain elle revit. Son coeur bat de nouveau , ses yeux gris, aussi gris que ces cheveux, s'illuminent de peur, de joie et de vie.
C'est la première fois depuis très longtemps, que je ssuis aussi imprégnée des images, des sons et de la musique d'un film. J'en ai pleuré, j'en ai encore mal au ventre...
The Reader est donc le film à voir cet été, que vous ayez le moral ou pas, l'envie ou pas, il faut le voir.
Parce qu'il parle d'amour, de cet amour inconditionel qui vous change à jamais, qui vous fait vivre pour un(e) autre au point de vous oublier totalement. Parce qu'il soulève la question de la culpabilité, de la honte, du pardon, de la mémoire, du mensonge, de l'amour, du sacrifice aussi.
Kate Winslet. Elle est transcendantale, elle est ce personnage qu'on aime, qu'on déteste, qu'on hait mais qu'on veut sauver et protéger.
Et aimer.
Ses compagnons de jeux sont excellents. Ralph Fiennes est un homme cassé, brisé admirable. Il est fragile comme du verre et ses yeux, Mon Dieu, ce regard qui vous transperce tellement il est malheureux. Quant au jeune liseur, il incarne parfaitement la fougue de la jeunesse puis la déception, la peur et la résignation face à la destruction de son idéal.
Tous ces mots ne seraient certainement pas encore assez forts pour vous décrire ce qu'on peut ressentir face à ce film.
Allez y non pour le voir non mais pour le ressentir.
Et ressentir chaque mot de chaque histoire, de chaque parole échangée, de chaque caresse partagée...
Les livres vous apparaitront encore plus puissants.
23:40 Publié dans Cinéma | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
19.07.2007
Persépolis
Je me revois encore hier taper rageusement sur mon clavier d'ordinateur, la vue quelque peu brouillée par des larmes que je parvenais pas à contenir...
Et puis il a fallu de deux discussions avec mes (ex-) collègues pour m'apercevoir que finalement ce n'est que la fin d'une aventure, ce n'est pas la fin tout court.
Et puis il a fallu d'une ballade dans un ancien quartier du XIIIème pour que je retrouve un peu d'énergie, un sourire mystérieux au coin des lèvres.
Et finalement, il a suffi d'un ticket de cinéma pour remettre chaque chose à sa place.
Je suis allée voir Persépolis de Marjane Satrapi et Vincent Paronnaud.
Je n'aurai qu'un mot à dire : MERCI
Pour ces formidables moments d'émotions : on passe du rire aux larmes
Pour cette belle leçon d'histoire : c'est vrai pour nous l'Iran c'est le pays de Jamais sans ma Fille. On en a presque oublié qu'il fut le berceau d'une des plus grandes civilisations, qu'il s'est modernisé très rapidement, que les gens sont cultivés, combattifs, qu'ils veulent juste profiter de la vie...
Pour cette grand-mère, pour ces parents, pour cette petite fille qui après avoir vécu beaucoup d'épreuves, des vraies celles qui vous changent totalement (une révolution et deux guerres plus un déracinement c'est pas pour de rire comparé à un petit licenciement:)) trouve un sens à sa vie, trouve plus précisèment la force de vivre librement sa vie. Et si, nous Jeunes Occidentales écervelées (:)),nous en prenions de la graine ?
Un très beau film, vraiment...
09:30 Publié dans Cinéma | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
20.01.2007
Des petits films...
La semaine se termine et j'ai été au cinéma. Beaucoup d'ailleurs.
Voici un petit panorama de ce que j'ai vu. Des choix bien éclectiques...
Le Serpent, d'Eric Barbier avec Yvan Attal, Clovis Cornillac et Pierre Richard.
Vincent Mandel (Yvan Attal) est photographe de mode reconnu, père de famille en instance de divorce. Il se débat tant bien que mal pour tenter de conserver la garde de ses enfants. Une vie somme toute normale.
Jusqu'au jour où il est accusé de viol par un mannequin. Jusqu'au jour où il a cet accident de voiture avec un ancien camarade de collège Joseph Plender (Clovis Cornillac) qui est bien trop arrangeant avec lui.
Une spirale s'ouvre sous les pieds de Vincent : discrédit, meurtre, chantage, orchestrée par Plender.
Un bon film même si les rebondissements et l'intrigue sont trop prévisibles. Le suspense n'est pas toujours là, mais l'ensemble est sauvé par une mise en scène fluide et précise ; et porté par le jeu des deux acteurs admirables dans ces rôles de contre-emploi.
Fur : An Imaginary Portrait of Diane Arbus de Steve Shainberg, avec Nicole Kidman et Robert Downey Jr.
"New York, fin des années 50.
Diane Arbus est l'assistante de son mari, un photographe de mode réputé. Issue d'une riche famille, elle se sent de plus en plus mal à l'aise dans un monde de convenances rigides où seules les apparences comptent.
Un soir, elle remarque des déménageurs qui livrent des meubles et des objets étranges dans l'appartement du dessus. Lorsqu'elle aperçoit son voisin, le mystère s'épaissit encore : enveloppé d'un long manteau, il porte un chapeau et dissimule son visage derrière un masque. Seuls ses yeux sont visibles, et le regard que Diane croise ne fait que la fasciner un peu plus...
Irrésistiblement attirée, Diane finit par monter chez l'homme avec un appareil photo. Sa rencontre avec Lionel va l'entraîner dans une incroyable aventure à la découverte d'univers mystérieux, dans une relation intime qui va transformer sa vie et son art pour toujours..." (Synopsis d'Allociné)
C'est un très beau film. Vraiment. Nicole Kidman est formidable dans ce rôle tout en retenue, Robert Downey Jr est émouvant. La mise en scène et le déploiement des couleurs donnent un côté magique à la découverte de ce monde insoupçonné. Le mystère qui émane de Robert Downey Jr, le rend plus sensuel que jamais et son regard rendrait n'importe qui amoureux/se. Une belle ode à l'amour et à la différence.
Cette plongée dans un monde différent est initiatique et explique ou du moins nous donne certains indices sur les raisons qui ont poussé Diane Arbus a vouloir photographier l'"anormalité" du Monde.
Le Grand Silence de Philip Göring.
Un documentaire sur la vie des moines du monastère de la Grande Chartreuse.
C'est une expérience très intéressante. Un film sans dialogues (les Chartreux ont devoir de silence), sans explication sur cet ordre. Ce film n'est que la description d'une vie entièrement tournée vers l'étude des textes sacrés et l'harmonie avec la nature. Tout est silencieux, seuls les bruits de la vie rythment le film : l'eau qui coule pour arroser le potager, les pas dans les escaliers, le carillon des cloches, le bois que l'on coupe pour chauffer les cellules. Les saisons passent et le paysage change, mais leur vie conserve toujours le même rythme.
Et puis il y a ces instants surprenants tournés à l'extérieur où les moines s'amusent comme des enfants dans la neige.
A voir.
23:30 Publié dans Cinéma | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
25.09.2006
Quelques films...
Des films, en ce moment, il y en a pas mal. C'est comme pour les livres à l'approche de la rentrée, les films gagnent en finesse, en épaisseur et donc en qualité. Bon, je vous accorde que c'est d'une très grande banalité ce que j'écris là, mais je pense que c'est un constat assez juste.
Je me suis laissée guider. Je n'ai pas préméditer mes choix, les films se sont imposés à moi parce que la scéance n'attendait plus que moi...
Le premier film que j'ai vu c'est Brick :
Un bon film noir. Ce n'est pas vraiment un thriller, ce n'ets pas non plus un policier. C'est juste l'enquête d'un adolescent qui veut comprendre pourquoi son ex petite amie dont il était éperdumment amoureux est morte.
Aucun artifice, aucune fantaisie dans la mise en scène mais pourtant cette simplicité sait conférer à l'ensemble une ambiance inquiétante voire révoltante. On pourrait presque se croire dans un film des années 40 si l'imperméable venait remplacer le jean... Quant aux acteurs, ils nous sont presque totalement inconnus mais ils sont époustouflants. Tout en retenue, tout en douceur et pourtant ils sont durs, cruels, n'hésitant pas à sacrifier l'un des leurs pour sauver sa peau.
Une bonne surprise.
Ensuite j'ai vu La Tourneuse de Pages :
Une histoire de vengeance assez troublante, voire même perverse. Je n'ai rien à dire sur la mise en scène ou même le jeu des acteurs, ils sont tous formidables Déborah François en tête. Mais j'étais tellement mal à l'aise en sortant de la salle que je ne pourrai pas dire autre chose. Comme un bon Chabrol à qui il manque encore un peu de corps.
Après, Manon m'a kidnappée alors que je voulais rester au fond de mon lit pour aller voir la Science des Rêves
comme d'ahbitude l'univers de Gondry est magique. Sensualiste, esthète, neurologique, ce film est une belle image entre ce qu'on réalise et ce qu'on voudrait réaliser... Mais je n'ai pas trop accroché, la tête ailleurs sûrement.
Je me suis laissée avoir par Jack Sparrow et Will Turner et je suis partie à la recherche du Coffre Maudit ...
Je ne vous dirais rien, car je ne serai pas du tout, mais pas du tout objective... Johnny Deep je l'adore... Un très bon moment, même si la fin laisse sur notre faim.
Qu'ai-je vu d'autre ?
Ah oui, un excellent film de Miyazaki : Nausicaä de la vallée du vent
Les dessins ont un peu vieilli mais le propos reste d'actualité malgré le fait qu'il soit sorti il y a une vingtaine d'année. On retrouve le même questionnement que celui de Princesse Mononoke. Les mêmes relations guerrières entre la Nature et l'Homme. Le même sentiment d'impuissance face au goût un peu trop prononcé du pouvoir des oligarques. un très beau film pour un message d'espoir qui sera entendu par beaucoup, j'espère.
Et puis le dernier en date Thank you for smoking...
Honnêtement, j'y suis allée sans grande conviction, même si la bande annonce laissait présager un film assez cynique. Mais c'est plus que cynique, c'est sarcastique, caustique, corrosif.
On sourie, on rit même devant la cruauté du monde des affaires... A voir...
14:07 Publié dans Cinéma | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
29.07.2006
Mon ciné de Juillet
C'est bien connu, l'été on fuit le ciné, d'une part par leur qualité mais aussi parce qu'on peut partir un peu loin de Paris (ou pas d'ailleurs.)
Enfin, bref, ce n'est pas l'objet de cette note...
Je suis venue vous conseiller trois films.
Le premier : Les Berkman se séparent
Une jolie découverte cinématographique. Une mise en scène précise, sans artifice, des acteurs savoureux (Jeff Daniels et Laura Linney sont fabuleux) dans un New York des années 80 parfaitement reconstitué. Il s'agit donc d'un couple qui se déchire et des conséquences de cette séparation sur leurs enfants. Quatre personnages se partagent le film, très peu de personnages secondaires et c'est là toute l'originalité de ce film.
Personnellement, j'ai partagé un peu des sentiments de chacun : de la colère du fils aîné à la totale perte de repères du fils, de l'amertume du père à la nouvelle liberté de la mère.
Le deuxième : Vol 93
Je n'ai pas grand chose à dire si ce n'est qu'on est sur les dents pendant toute la durée du film. C'est très bien ficelé, on attend dans l'espoir qu'un rebondissement va venir les sauver, ces passagers, qui pourraient tout aussi bien se trouver dans un wagon de RER...
Mais nous on sait que la fin est inéluctable.
Que trois avions vont être détounrés, s'écraser sur des symboles et tuer des milliers de gens. Sauf un. Parce que les passagers ont senti qu'ils mourraient quoiqu'ils fassent. Ils se sont armés et ont tenté de reprendre le contrôle de l'avion qui les ramenait chez eux pour la plupart... Une belle leçon d'humanité
J'ai été très émue par ce film et vraiment je vous le recommande.
Et le troisième : Nos Jours Heureux
Une véritable bouffée d'oxygène et de grands suvenirs de mon passé d'animatrice sont ressortis. C'est très bien, bon c'est vrai que le scénario est un peu mince mais les acteurs, et Jean Paul Rouve en tête, sont excellents.
Un très bon moment...
Voilà, j'espère que vous trouverez votre bonheur en attendant Pirates des Caraïbes 2 et puis la Science des Rêves...
Et puis si vous voulez lire de vraies critiques de films d'un garçon qui écrit très bien, je vous recommande d'aller faire un tour ici.
00:28 Publié dans Cinéma | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note