22.02.2008
Daniel Poliquin a dit
"Une gare est le plus bel endroit pour des retrouvailles, parce que c'est normalement le lieu des séparations. En se retrouvant dans une gare, on a l'impression de conjurer le mauvais sort."

Marc Chagall, Les amoureux de Vence (détail), 1950
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20.02.2008
Gros Problème et Cie
Parfois, nous souffrons de panne.
Panne d’inspiration, panne d’essence (ça m’arrive rarement, pas de voiture et surtout pas de permis, mais à Paris…) et panne de lecture.
Quand mon cerveau ne parvient pas à s’accrocher aux rochers d’une histoire, quand je me bute sur les écueils des mots, alors je suis triste, j’ai l’impression qu’il me manque quelque chose. Je m’ennuie dans le métro, même ma musique ne rend pas les trajets plus courts. Et je tourne dans mon lit, je m’enroule dans mes draps quand je ne parviens pas à dormir car je n'ai plus rien à lire. Enfin presque.
Dans ces moments-là, je commence plusieurs livres pour les délaisser, en prendre un autre et tomber sur celui qui me redonnera l’envie de m’intéresser aux fantasmes et à l’imagination de quelqu’un d’autre.
Voilà donc ceux que j’ai commencé…
Le premier entamé fut à mon retour de Monaco, mais le titre aurait dû me mettre la puce à l’oreille, car à cet instant je n’avais peur de rien…
La vie me fait peur de Jean Paul Dubois.
Lui je l’aime.
Cet auteur est un journaliste que j’affectionne particulièrement, parce qu’il a un style. Son style. J’aime ses histoires, ses envies, ses angoisses, ses phrases. Et sa tignasse grisonnante.
Mais là, pour une fois, je n’ai pas été accrochée par ces premières pages. Pourtant je vous assure qu’il a le don de vous happer dans son histoire. Faites l’essai avec Une Vie française, vous verrez, c’est impressionnant : vous vous déconnectez peu à peu de la réalité pour devenir Paul.
J’ai ensuite tenter de lire Alabama Song de Gilles Leroy
C’est le Goncourt de cette année. Et pourtant je l’avais repéré bien avant. Oui, je sais beaucoup de gens le disent mais le titre m’avait interpelé lors de sa publication. Alabama Song ça sonne à mes oreilles comme une vieille mélopée jazzy qui résonnerait dans le bayou de Louisianne. J’avais réussi à passer le cap des trente premières pages (chez moi, c’est le seuil critique). Le style est enlevé, les personnages attrayants bien qu’un peu trop prononcés, et la forme intéressante (mélange de fiction et de biographie). Mais je n’ai pas eu envie de poursuivre l’aventure avec Zelda…
J’ai jeté mon dévolu finalement sur Une promesse de Sorj Chalandron
La simplicité de ses phrases, la façon brute qu’il a de décrire les émotions, le manque et le deuil m’ont époustouflée. Je suis toujours épatée de voir comment certaines personnes parviennent à décrire avec quelques mots les angoisses qui peuvent vous étreindre le cœur.
Mais je n’ai pas envie en ce moment de lire le deuil des amis qui nous sont chers. Je préfère aborder la vie sous un autre angle, car aujourd’hui j’ai envie de voir plus en avant de moi-même et d’aller au-delà de mes envies. Je voudrais les partager avec ceux qui sont nouvellement entrés dans mon univers et qui y ont, déjà, une place considérable.
Alors finalement, j’ai opté pour Gros Problème de Dave Barry. Reçu en fin d’année dernière, non pour mon Noël mais pour mon année supplémentaire.
Dave Barry, si vous êtes anglophones et amateur de presse américaine, vous le connaissez sûrement. C’est un champion de la chronique. Il a donc un ton un peu caustique et une façon d’écrire très brute, voire parfois abrupte, mais qui est très intéressante.
Donc Gros Problème, c’est l’histoire de Roger, un chien qui ne peut pas manger car un crapaud – qui se défend en vidant sur ses prédateurs une substance hallucinatoire – a élu domicile dans sa gamelle l’empêchant ainsi de manger ces croquettes (là j’ai une pensée particulière pour Oasis) et celle de Puggy un SDF qui loge dans un arbre sur Coconut Grove à Miami. C’est aussi l’histoire de Matt qui essaie de tuer Jenny pour gagner l’estime de ses camarades de lycée et être le vainqueur d’un jeu de rôles. C’est aussi l’histoire de Snake et Eddie, deux petites frappes, qui veulent devenir des gros bonnets enfin surtout Snake. Et puis c’est aussi l’histoire d’Eliot, ancien journaliste doué, reconverti dans la publicité qui est au bord d’un gouffre financier, affectif et finalement personnel.
Ce livre regroupe en réalité plusieurs histoires qui se rejoignent à un moment que je ne dévoilerais pas. Les situations infligées aux personnages sont toutes plus cocasses les unes que les autres et pourtant on se plaît à rire de ces incongruités. Et puis voir l'envers du décor de la Floride et de la ville de Miami -qu'on nous décrit toujours comme une cité balnéaire calme et tranquille- est jubilatoire, car on découvre une ville foutraque où les habitants ne s'étonnent plus de rien même pas d'une lame de fond ...
C’est caustique, cynique mais finalement tellement réaliste que cela en devient aberrant.
J’ai une madeleine littéraire et puis je trouve parfois des livres « récréation » comme celui-là. Parce qu’ils permettent de se reposer et de sourire. Ils nous distraient et quand je tombe sur l’un deux, je ne réfléchis pas au fait de devoir lire et finir ce livre. Non, je prends plaisir à le lire.
Et c’est finalement à ce moment-là que je peux tenter de m’attaquer à des romans que j’ai pris le temps de choisir et qui demandent calme, intérêt et désir.
Je vais donc m’atteler au Prince des Marées. Les autres seront repris plus tard, lorsque j’aurai oublié ces premières impressions qui brident mon envie de rentrer dans les entrailles des ces mots.
10:05 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note
18.02.2008
Six choses
Voilà j'ai été taggé par Kinishao (http://sketchesofmyself.blogspot.com/).
Les règles du jeu:
Ecrire le lien de la personne qui nous a taguée (ok, c’est bon)
Préciser le règlement sur son blog (ça c’est fait, vous êtes en train de le lire)
Mentionner six choses sans importance sur soi (Moui…)
Trouver six autres personnes en mettant leur lien et prévenir ces personnes sur leurs blogs respectifs (euh oui, mais là c’est dur…)
Pour ce qui est des 6 choses sans importance (pour vous bien entendu mais pour moi ...) :
- J'ai la voix d’une petite fille au téléphone, alors parfois quand on me voit arriver, on a soit un choc, soit une surprise (bonne ou pas, je vous laisse choisir)
- J'ai des expressions – comment dire particulières- du genre « T’inquiète Paupiette ! » ou bien « C’est trop du ballon rond » ou encore « J’ai le sang qui tourne en eau de javel »
- J’ai deux grains de beauté sur le haut de l’arête nasale (voilà ce genre d’expressions…) qui faisaient dire aux enfants dont je m’occupais que j’étais une sorcière. Pratique pour Halloween
- J’aime bien rester dans mon lit pendant deux heures le dimanche et regarder des dessins animés (au lieu d’aller courir ou nager…) Et donc après en général je suis toujours en retard.
- J’ai toujours une écharpe autour du cou. Si, si été comme hiver
- J’ai toujours un carnet avec moi et je note pleins de choses dedans. Des adresses pour montrer des façades d’immeubles à des photographes, un restaurant rigolo, des dates de concert, des yaourts à tester…
Maintenant pour les 6 personnes, ça va être compliqué… parce qu’il ne faut pas en indiquer qui ont déjà été taguées…
Donc je dirais en fermant les yeux et au hasard : Peebee, Pyrome et puis tous ceux qui veulent !
Fa et Olivier (l'historien) y échappent… Parce qu'ils ont déjà été tagués
Amusez-vous bien ;)
11:17 Publié dans Humeur | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note