11.11.2008
Et si....
André Gide a dit « Il est bien des choses qui ne paraissent impossibles que tant qu'on ne les a pas tentées. »
1 mois sans écrire... mais un mois à vivre pleinement cette vie que j'ai choisi à ses côtés.
800 km qui nous séparaient et, qui, aujourd'hui ne sont plus qu'un souvenir.
Les courants d'air dans cette immense gare parisienne, les au revoir pleins de larmes aux aurores où je voyais les palmiers, les pins, les montagnes calcaires laisser soudainement la place aux plaines rebondies de la Bourgogne puis quelques centaines de kilomètres plus loin, aux barres d'immeubles de Maisons Alfort.
Chaque matin quand je me réveille, je peux voir le Fort en haut de cette colline chauve d'arbres mais parsemée de pinèdes, je sens le soleil qui me caresse la joue, me chatouille les cheveux, j'entends cette mouette qui crie dès que je pointe le bout de mon nez sur le balcon.
Et puis surtout, je le vois au réveil, je sens ses lèvres sur les miennes, lorsqu'il part.
Le soir, j'aperçois son uniforme dans l'entrée alors que je suis encore au téléphone à me débattre avec une organisation toujours compliquée.
Et pourtant....
Chaque journée, chaque minute qui passent me confortent dans le choix et dans l'idée que j'avais d'une vie à deux. De ma vie avec lui.
J'aime savoir que chaque soir, je pourrai le voir, sentir ses mains sur mes hanches, avoir l'envie soudaine de me promener sur la plage ou d'aller voir les croiseurs dans ce port militaire.
Je redécouvre le sens de l'amitié aussi, et entame une nouvelle relation avec mes amies. J'en ai perdu quelques unes mais retrouver d'autres.
Je suis heureuse et je n'ai pas peur de le dire.
Je pensais que c'était une chose impossible, mais je ne l'avais pas tentée jusqu'alors....

23:09 Publié dans Humeur | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
01.10.2008
Two Days in Paris
C'est un joli film de Julie Delpy, mais c'est également le temps qu'il me reste à passer à Paris.
Quelques heures encore sous la pluie fine qui mouille les façades de ces immeubles hausmanniens si beaux, si grands, si vides parfois aussi.
La pluie qui fait scintiller le trottoir de l'avenue de l'Opéra que j'ai arpentée une dernière fois hier soir avec la plus parisienne de mes copines.
L'Opéra qui fait briller le haut de son toit, ses fenêtres illuminées par les chandelles. Dos à lui j'aperçois les façades noircies par les pots d'échappement du Louvre, les fontaines de la Place Colette et les colonnes de la Comédie Française.
Passée sous les arcades du Louvre, la Pyramide se matérialise devant moi comme une montagne de pixels. Par les fenêtres du 2 ème étage de l'Aile Sully, nous distinguons les magnifiques plafonds sculptés, dorés des anciens appartements royaux. C'est là que je m'aperçois que j'ai réalisé un rêve: vivre à Paris.
Côtoyer la Dame de Fer, écouter le murmure de la Seine, détester les klaxons des voitures, maudire les pavés des quais désenclavés...
Hier soir, une dernière fois, nous nous sommes arrêtées sur le Pont Neuf, avons contemplé la Tour Eiffel toute de bleu vêtue, répéter le jingle de la Samaritaine et fait le tour du Square du Vert Galant.
J'ai dit au Revoir hier à tous les lieux magiques de Paris.
J'ai mangé ma Madeleine et compte désormais les heures qui me sépare du soleil, des galets et de Lui...

16:45 Publié dans Humeur | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
24.09.2008
Compte à rebours
Voilà, je commence réellement à compter les jours qui me rapproche de mon départ de Paris, et, je voudrais juste vous que je suis heureuse...
Je quitte ma ville, mes amies, mes habitudes, tout ce qui m'a permis de grandir et de devenir celle que je suis aujourd'hui.
Et celle qui est désormais, est amoureuse.
De la vie, du soleil, du Sud, et surtout de Lui. Cette rencontre a été rendue possible par un bout de bonne femme extraordinaire (mais qui sort vraiment de l'ordinaire:))
Lui qui a réveillé en moi une envie de vivre que j'avais un peu négligée, qui m'a rendue plus forte, qui m'a permis de retrouver mes amies, qui m'a appris à dire les choses difficiles sans blesser, qui m'aide à m'ouvrir au monde et qui me fait aimer.
Je suis vivante grâce à lui et ici je peux le remercier sans sanglot ni larmes de joie.
Je quitte une deuxième fois mon nid, mais c'est pour en construire un nouveau et cette fois, j'aurai une main secourable pour le bricolage.
Alors voilà je vous dis que je suis heureuse parce qu'il faut savoir partager aussi ces moments-là et parce que j'ai envie de le crier : c'est bon de le dire aussi et de le ressentir.
Une dernière ligne enfin pour juste dire MERCI

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