18.09.2008
Le jeu de Fa
J'ai été "taguée" par FA...Ma cop's elle n'aime pas trop voir mon blog à l'abandon, faut dire aussi que c'est grâce à lui qu'on a renouée toutes les deux avec l'amitié au féminin. Brefons, comme dirait l'autre, et passons au règlement....
Donc voici le règlement
* Citer la personne qui nous a tagué... c'est bon pour ma part, vous savez qui c'est....
* Indiquer le règlement. Je suis entrain de le faire
* Choisir un livre et l'ouvrir à la page 123. j'espère qu'il y a 123 pages :)
* Recopier la 5eme ligne et les 5 lignes suivantes...
* Indiquer titre, auteur, éditeur, année d'édition...
* Taguer 4 autres personnes...
Ok let's go !!
"(...) partirais-je pas chaque matin ?
- Pour rester auprès de moi.
Elle éclata de rire.
- Vous vous lasseriez de ma compagnie
- Qui vous parle de compagnie? Je n'ai pas besoin que vous soyez continuellement à côté (...)"
Extrait de Le Fait du Prince, Amélie Nothomb, Albin Michel, 2008
Le fait qui veut et qui vient toujours faire un tour par ici
09:10 Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
05.09.2008
Aller ....
Paris...
Je l'ai retrouvée avec appréhension, dégoût, angoisse, peur, lassitude.
Depuis quelques jours pourtant en faisant ce trajet quotidien en métro, je redécouvre ces petites choses qui font que Paris est (sera) toujours dans mon coeur.
Le métro c'est finalement comme la Madeleine de Proust. C'est au moment où tout semble vous accabler, que le bip sonore et retentissant de la fermeture des portes du métro vous fait lever les yeux et voir que les gens, la ville, votre environnement sont beaux.
Je vois la rotonde de Stalingrad, le Cadran Bleu de Jaurès, les reflets colorés des vitres du quai, les enseignes de Tati à Barbès, les plans chiffonnés à Pigalle, les serres têtes en velours et colliers de perle à Monceau et les costumes trois pièces à Etoile. Je regarde.
Spectatrice
J'enregistre tout ces petits détails qui me font sourire.
Toutes ces petites choses que je ne verrais plus mais qui seront toujours présentes sous mes paupières.
Je m'apprête à quitter Paris.
J'apprends à lui dire Au Revoir.
Je m'en vais, mais je ne m'enfuis pas. Je pars vivre.
Actrice
13:10 Publié dans Humeur | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
15.07.2008
De Passage
Oui je sais j'avais dit que c'était fini, mais je change souvent d'avis et puis vous me manquez.
Oui c'est vrai vos mots me manquent, et moi l'éternelle solitaire, je dois vous avouer que j trouvais là une présence réconfortante.
Et puis aussi parce que ces derniers temps, il s'est passé beaucoup de choses qui ont éprouver ma foi et mes envies.
Le plus grave de ces derniers jours est que j'ai perdu une personne qui m'était très chère. Cette mamie je l'aimais beaucoup, parce qu'elle savait faire abstraction de ses propres envies, de ses propres souffrances, qu'elle ne restait jamais en place, qu'elle avait le cœur sur la main, qu'elle avait le sourire scotché aux lèvres même les jours de pluie.
Je me souviens de ce jour où je suis allée fêter avec toute sa famille son anniversaire. J'étais restée avec elle en attendant le gros de la troupe, nous avions pris le temps de discuter d'elle, de ses projets, de son mari parti trop tôt mais à qui elle continuait de souhaiter une bonne nuit chaque soir. Et à cet instant je me suis aperçue qu'elle avait une place particulière dans mon Panthéon des Femmes.
Ce Panthéon là c'est le mien, celui que je me crée pour avoir des repères, des exemples à suivre. J'aime avancer en ayant dans mon cœur les paroles de certaines femmes qui ont marqué ma vie. Elle en fait partie et elle en fera toujours partie.
Lui dire Adieu vendredi a été difficile. Je ne pourrai plus jamais écouter l'Adagio d'Albinoni sans sentir cette odeur d'encens prégnante. Je ne pourrai plus passer par ce boulevard sans avoir le cœur serré. J'ai été beaucoup plus éprouvée que je ne l'aurais cru. Parce que ça été soudain. Parce qu'elle s'est accrochée jusqu'au bout. Parce que je n'ai pas pu lui dire Au Revoir. Voilà c'est ce goût d'inachevé qui me ronge. Je sentais qu'elle partait et pourtant je n'ai pas pris quelques heures pour aller à son chevet. Je ne peux que regretter son absence aujourd'hui.
Je n'ai pas pleuré, je n'ai pas réussi, les larmes sont restées cloîtrées dans ma poitrine, j'ai prêté mon épaule et mes bras pour mon amie et ses parents. J'espère au moins avoir été là pour eux, pour soulager un peu leur chagrin.
Et puis j'ai cette image imprimée sous mes paupières de ces trois femmes attablées en train de manger un plateau de fruits de mer : la mamie, la fille et la petite-fille. Comprendre soudainement que mon amie n'aura plus de plaisir de le faire. Alors que je pourrais toujours. C'est difficile à mon âge de concevoir que certaines de mes amies n'auront plus ce privilège.
Et puis, plein d'autres petites choses qui bout à bout font une grosse et indigeste couleuvre à avaler.
Je m'apprête à changer de vie, quitter Paris, recommencer ce que j'ai mis du temps à construire ici. Parfois, j'ai le sentiment de ne pas savoir ce que je veux. Je construis et m'échappe pour aller construire ailleurs.
Jusqu'au jour où je m'échapperai de nouveau ?
Je ne suis plus seule et pourtant je n'ai jamais eu aussi peur....
16:09 Publié dans Humeur | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note