24.04.2008

Je regarde la télévision

Oui, et alors?

Parfois je tombe sur des émissions de radio crochet comme on disait dans le temps où ma maman était encore une adolescente rêveuse... Non en fait, je ne tombe pas dessus, ça fait 6 ans que je suis cette émission.
J'adore André Manoukian. Voilà, je l'avoue.

Dans ma vie j'ai un Georges, un André et un chameau, mais bon ça c'est privé.

Bref, pour revenir à cette émission hier, j'ai assisté à un grand moment. La performance de Cindy Sander.
Celle qui fait un buzz énorme sur Internet, qui a Yann Barthès du Grand Journal pour supporter, qui passe dans les émissions de Delarue pour dire que son talent n'est pas reconnu ...

Bon sur ce coup là j'ai conscience d'être une langue de vipère. Mais j'assume.

Et donc hier, après cette incroyable performance (elle a quand même gagné un poème de Dédé, la Bougresse) elle annonce qu'elle a signé pour sortir un single.

Là, je trouve que la plaisanterie va un peu loin. Pourquoi sortir un single alors que l'album entier (s'il voit le jour) ne sera pas acheté ? Non mais c'est vrai, c'est pas terrible terrible tout ça. Elle ne chante pas très bien, la chorégraphie est à revoir, le look... Elle n'est pas vraiment dans l'air du temps.

Je trouve que c'est cruel finalement de lui permettre de réaliser son rêve pour ensuite une fois qu'on aura bien gagné de l'argent sur son dos, on la jette. Mais le pire, c'est que je suis sûre qu'on va l'entendre cette chanson.
D'ailleurs je suis la première à la chantonner.

Vas-y Fa, laisse ta griffe ici, j'ai hâte de la lire ...

23.04.2008

Volet Vert et Laurier Rose

Le soleil est arrivé, je ne l'espérais plus.
Et comme s'ils avaient entendu ma supplique, les nuages se sont doucement effacés dans le ciel pour laisser l'azur s'étaler au dessus de nos têtes.

Les ruelles de ce petit village perdu au milieu des vignobles est encore endormi.
Quelques touristes, ici et là.
Quelques chats aussi, jouant les équilibristes sur les murs de pierre, ou sur les treillis des feuillages.

J'aime cet endroit. Les pavés, la vallée, les calissons et sa main dans la mienne.

Soudainement, un volet un peu abîmé capture mon regard.

Le mur est un peu gris de l'eau qui ruisselle parfois sur ses parois.

Et ce volet.
Vert sur ce mur jauni.

A ces pieds, un laurier rose encore endormi.

Et dans ces boutons, je devine la fleur rose qui bientôt s'ouvrira grâce aux chaudes caresses des rayons du soleil.


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Le Castellet (83)

22.04.2008

Escapade

J'aime pouvoir partir le soir de Paris et savoir que le lendemain je verrai ce fort en haut des collines orangées.

Il pleut, il fait froid et pourtant j'ai mes ballerines aux pieds, une petite robe et un chemisier blanc.
Une petite écolière.

Le TGV n'est pas rempli ce soir. Il est silencieux mais pourtant je sens comme une effervescence à bord de ce wagon. Je m'amuse à regarder les gens qui m'accompagnent dans mon voyage.

En face de moi, une femme à l'allure très masculine et qui pourtant à des mains à faire pâlir la plus adroite des pianistes. Elle lit des comics les lunettes bien basses sur le nez.

A côté de moi, un couple qui part en WE et qui discute avec malice d'histoire politique. Je reconnais là des professeurs d'histoire. Et je pense même avoir croisé le monsieur dans une chaire à l'université, mais je n'arrive pas à retrouver laquelle...

Derrière moi, un couple. Amoureux. Très amoureux même. Ils m'amusent car je sais que dans quelques heures maintenant je le retrouverai et je serai moi aussi une amoureuse transie.

Le voyage se passe vite. J'ai la sensation d'être à l'intérieur d'un ventre sombre. D'être digérée. Je ne distingue rien au dehors, la nuit est noire. Très noire.

La pluie redouble à Marseille et le wagon se vide soudainement de ses passagers. Je me retrouve toute seule. Je suis le dessert de ce voyage.

Quelques minutes passent dans un silence entaché du tambourin des gouttes de pluie qui tombent. Les filets d'eau s'écoulent le long des vitres troublant ma vision. Je ferme les yeux en écoutant doucement Madeleine me susurrer à l'oreille La Javanaise.

Je me réveille alors, il est minuit 10 et dans quelques instants je serai dans ses bras. Dans la chaleur de son cou, je nicherai mon nez.

Et de mes bras, j'entourerai sa taille.

Et de mes lèvres, je l'embrasserai.

Et dans un simple regard, je l'aimerai.